Rétrocession : les régies financières rassurées

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La libération des recettes dues aux régies financières pour juin et juillet 2017, dans le cadre de la rétrocession, devrait intervenir dans le courant de cette semaine. Sauf imprévu, cadres agents de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), de la Direction
Générale des Impôts (DGI), de la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation (DGRAD) devraient retrouver incessamment le sourire.
A en croire des sources crédibles, le gouvernement n’était nullement
dans la logique du blocage. Sa priorité de ces dernières semaines
était de mettre en place un dispositif efficace destiné à arrêter la
chute libre du franc congolais par rapport aux devises étrangères.
Pour ce faire, il était important de geler et rationnaliser les
dépenses publiques. Dans le même temps, un effort spécial devrait être
fourni pour accélérer la collecte des recettes.

Dans ce combat pour la mobilisation des recettes pour le compte du
Trésor Public, le ministère des Finances ne pouvait que se présenter
en première ligne. Compte tenu du contexte, ce département du
gouvernement ne pouvait courir deux lièvres à la fois, à savoir battre
campagne pour maximiser les recettes publiques et s’engager dans un
processus de sortie des fonds pendant que les indicateurs économiques
affichaient un rouge inquiétant.
Par conséquent, au moment du dépôt, au niveau du cabinet des
Finances, de leur ultimatum de 72 heures par les Syndicats des régies
financières, menaçant d’arrêter le travail au terme de ce délai-butoir
si la rétrocession n’était pas effective, le gouvernement ne s’est
nullement senti sous une pression excessive. Bref, il n’y aura pas de
bras de fer entre le gouvernement et ses services pourvoyeurs de
recettes.
Au contraire, l’alerte lui a simplement rappelé son obligation de
satisfaire à un droit acquis. Du côté du banc gouvernement, on se
réjouit du fait que l’ultimatum des syndicalistes des régies
financières est tombé au moment où les mesures d’encadrement des
recettes et de compression des dépenses commencent à produire des
résultats. Comme signal positif de l’amorce de la stabilisation de la
situation socio-économique, l’exécutif national renvoie au taux de
change, qui flotte autour de 1.500 francs pour un dollar américain
depuis plus d’une semaine.
Des experts du gouvernement soutiennent que la barre de 2000 Fc pour
un dollar, qui était sur le point d’être atteinte vers la fin du mois
de juillet, commence à s’éloigner progressivement.
On laisse entendre que la mobilisation est générale au ministère des
Finances, du sommet du cabinet ministériel à la base comprenant les
agents d’exécution, pour faire respecter les 28 mesures
gouvernementales arrêtées en janvier 2017 à l’initiative du Chef de
l’Etat, Joseph Kabila, en vue de freiner la descente aux enfers de
l’économie nationale.
C’est le lieu de rappeler qu’à l’époque, un trou d’environ un
milliards trois cents millions de dollars américains était enregistré
au niveau des finances publiques, suite notamment à la baisse
drastique des exportations et  à la chute des cours des matières
premières.
On signale que dans le souci de permettre à l’Etat d’accroître les
moyens de sa politique, une campagne sans quartier de lutte contre la
fraude douanière et fiscale est déclenchée au niveau du gouvernement
voici plus d’un mois. Entre autres mesures économiques en application
en urgence, il y a celle portant sur le rapatriement, par les sociétés
minières, de 40% de leurs recettes d’exportations et le rétablissement
de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) sur leurs chiffres d’affaires.
On peut citer aussi le verrouillage des postes frontaliers afin
d’éradiquer les entrées et sorties frauduleuses des marchandises,
surtout au niveau du commercer transfrontalier.
Kimp