Retombées d’un braquage à Boma : un colonel en fuite… son épouse aux arrêts

0
63

afriland first banqueLa ville de Boma avait connu, le 11 décembre de l’année dernière, un cas de cambriolage dans une succursale d’Afriland First Bank, opéré par un gang d’éléments armés, avec la participation d’un officier supérieur de l’armée ayant rang de colonel. A cette occasion, une importante somme d’argent avait été emportée. Selon les premiers éléments d’enquête parvenus aux limiers de la justice, le fameux galonné en fuite ne serait personne d’autre que le colonel EvoKazadi.

Plusieurs rafles ont été opérées par la suite, notamment l’arrestation de son épouse, la capitaine magistrateBokalangoMpongo, en poste au Auditorat militaire de Mbanza-Ngungu et résidant dans cette cité de la province du Bas-Congo. On a signalé aussi celle d’un suspect, le 17 décembre 2013 et d’autres membres de la bande, le 24 décembre 2013. Mais le colonel EvoKazadi était toujours introuvable.

Après l’interpellation de la capitaine Bokalango, sa famille avait cru, dans un premier temps, que sa privation de liberté, pour besoin d’enquête, allait être de courte durée, compte tenu de sa présumée non implication dans le dossier. Malheureusement, après que la justifie militaire a mis la main sur elle, dans la nuit du 12 décembre 2013, après une perquisition domiciliaire, rien de compromettant n’aurait été trouvé, sinon une modique somme de 80 Usd (quatre-vingts dollars américains).

Par la suite, un véritable feuilleton judiciaire s’est ouvert pour la capitaine magistrateBokalangoMpongo, acheminée peu après à la prison militaire de Mbanza-Ngungu, avant son transfert à Kinshasa, plus précisément à la Prison Militaire de Ndolo. Elle y moisit jusqu’aujourd’hui, sans jugement. Il convient de signaler qu’en l’absence de leur père, le colonel EvoKazadi, porté disparu, et de leur mère, actuellement aux arrêts, les enfants du couple sont abandonnés à eux-mêmes, sans encadrement ni ressources. La voiture Mitshibishi qui servait à leur transport pour l’école se trouve elle aussi saisie par l’Auditorat Supérieur de Gombe.

            Bien que son dossier paraisse jusque-là vide, la capitaine Bokalango continue de croupir à la Prison Militaire de Ndolo. Malade et sans soins, elle dépérit au jour le jour. Bien qu’un médecin militaire qui l’a dernièrement examinée ait déclaré son cas fort préoccupant, rien ne bouge. On laisse entendre qu’il lui serait exigé des informations précises de nature à conduire à l’arrestation de son mari avant sa relaxation. A en croire certaines indiscrétions, il lui serait reproché la couverture des méfaits de son époux, qui n’en serait pas à son premier coup. Affaire à suivre.

                                   Kimp

LEAVE A REPLY

*