Ressources naturelles : la CENCO utilise une stratégie à deux niveaux

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Pour faire face aux problèmes liés aux ressources naturelles, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) utilise une stratégie à deux niveaux. A savoir :  au niveau local et au niveau des décideurs, a déclaré Me Coco Mbangu, secrétaire adjoint de la Commission épiscopale ad hoc pour les ressources naturelles (CERN), le dimanche 13 mai 2012 lors d’une conférence- débat qu’il animait à la bibliothèque Karibuni dans la commune de la Gombe, sur le thème « Enjeux des ressources naturelles sur le développement de la RDC : quelle est la part de l’Eglise catholique ».

Au niveau local, a-t-il dit, l’Eglise responsabilise les citoyens organisés en communautés ecclésiales de base (CEVB), en observatoires des ressources naturelles pour aider la population à prendre conscience des enjeux autour de la question de l’exploitation des ressources naturelles et qu’elle adopte un comportement responsable vis-à-vis d’elle-même, des dirigeants et des exploitants pour exiger la transparence, la bonne gestion et une redistribution équitable des revenus.

Au niveau des décideurs, tant nationaux, régionaux qu’internationaux, la CENCO travaille avec comme objectif d’influencer les décisions, les lois et les politiques. C’est ici qu’il a signalé la présence du président de la CENCO à Washington où il est allé défendre la loi Dodd Franck menacée de suppression au Congrès américain.
Pour mener à bien son action, la CENCO a mis sur pied un organe technique, la CERN, qui est chargé de la question des ressources naturelles. Cet organe agit à différents niveaux avec l’appui des observatoires des ressources naturelles qui sont en train d’être installés en réseau. Leur mission est d’encadrer, former, informer, collecter les données, organiser le plaidoyer et animer le cadre de concertation.

L’orateur n’a pas manqué de rappeler un passage d’un de nombreux messages de la CENCO aux fidèles catholiques et aux hommes de bonne volonté, dans lequel ils écrivaient : « Au lieu de contribuer au développement de notre pays et profiter à notre peuple, les minerais, le pétrole et la forêt sont devenus des causes de notre malheur. Comment comprendre que nos concitoyens se retrouvent sans contrepartie ni dédommagements, dépouillés de leurs terres, par le fait des superficies concédées ou vendues à tel exploitant minier ou forestier ? Est-il admissible que des travailleurs congolais soient traités ici et là sans égard pour leurs droits et leur dignité humaine ? ».

Jean- René Bompolonga
   

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