Ressources naturelles et IPPTE : Global Witness exige la transparence

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L’Ong Global Witness se dit fort préoccupée par les retombées de la décision du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale relative à l’annulation de la dette extérieure de la République Démocratique du Congo à hauteur de 12,3 milliards de dollars américains. Elle exige à cet effet une grande transparence dans le secteur des ressources naturelles, plus précisément celui du bois, des mines et du pétrole, afin que l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) marque réellement le début d’une  ère de prospérité pour le peuple congolais.
 
            A en croire Global Witness, la promesse du gouvernement de gérer dans la transparence les richesses générées par l’exploitation des ressources naturelles contraste avec les conditions précaires de vie des Congolais. Très critique, Lizzie Parsons, responsable de campagne au sein de cette Ong, relève que « le fait que le Congo se voit octroyer un allègement de sa dette au 50me anniversaire de son indépendance constitue une occasion unique de rompre avec les comportements destructeurs et corrompus du passé… Toutefois, nous assistons depuis peu à des développements préoccupants dans le secteur des ressources naturelles, qui vont à l’encontre du progrès que représente l’octroi d’un allègement de la dette ».

 

            Il évoque à ce sujet des contrats flous signés ces derniers mois dans les secteurs minier et pétrolier, sans examen approfondi. Global Witness estime que l’identité véritable des firmes étrangères ayant obtenu le droit d’exploiter les blocs pétroliers du Lac Albert ne serait pas connue.
            S’agissant du Katanga, cette Ong déplore la résiliation du contrat passé en son tems entre l’Etat congolais et la firme canadienne First Quantum Minerals à propos de la mine de Kingamyambo Musonol Taillings, alors qu’elle avait déjà investi 750 millions Usd, avant de l’octroyer à une société enregistrée aux Ïles Vierges britanniques.

            « A l’heure actuelle, les citoyens congolais n’ont aucun moyen  de savoir si les transactions conclues par le gouvernement le sont dans l’intérêt réel du pays. Le gouvernement devrait faire savoir sans équivoque quels individus sont impliqués dans les dernières transactions et selon quels critères ils ont été choisis comme partenaires », a commenté Lizzie Parsons.

                                   Kimp.

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