Un réseau d’escrocs a roulé dans la farine de nombreuses personnes

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Tout est fictif dans une affaire d’escroquerie dans laquelle plusieurs personnes dans la ville de Kinshasa, sont embarquées. Tant qu’on n’arrêtera pas cette mésaventure de mauvais goût, les escrocs continueront eux à se faire de l’argent sur des naïfs.  Pour ces vendeurs d’illusions, l’ONG OMEMA & JUUMA est une organisation non gouvernementale créée par des investisseurs chinois en partenariat avec des Congolais, avec le soutien de l’Hôtel de ville de Kinshasa.
Sur base de cette seule présentation, des candidats aux logements sociaux affluent nombreux pour arracher un toit au coût abordable pour les bourses modestes. Surtout qu’une maison de troisième catégorie revient à près de 15.000 dollars. Il suffit pour ce faire, de remplir les formulaires et de payer les premiers frais. Après ces formalités, on est inséré sur la liste de prochains acquéreurs des appartements construits en matériaux durables dans une nouvelle cité urbanisée.
Ce rêve que caressent des milliers de Kinois, pour rompre avec la vie de locataire qui les a marquée par ses déboires, continue à faire courir des commerçants, des fonctionnaires de l’Etat et des travailleurs de sociétés privées, autour de ce projet immobilier.
Dans l’immeuble de l’Hôtel de ville où les escrocs signalent l’existence des bureaux de cette ONG, les agents administratifs urbains n’en savent rien. Ils signalent qu’ils sont confinés dans de locaux exigus qu’il n’est pas possible de libérer des locaux pour abriter des services des ONG. Au gouvernement provincial, même réaction. L’ONG  OMEMA & JUUMA n’existerait donc que dans l’imagination de ses initiateurs.
Pire, un membre du fameux réseau sillonnait hier jeudi 30 octobre 2014, quelques adresses, pour demander aux candidats acquéreurs des appartements d’apprêter les dossiers et de verser la somme de 20 dollars comme frais de démarche.
Pour faire sérieux, le suspect était muni des formulaires à moitié remplis ou vides et qui portaient les photos des victimes de la bande. L’homme qui ne maîtrisait rien, a du balbutier pour signaler que ce dimanche 2 novembre 2014,  une réunion sera organisée par les partenaires chinois pour débattre avec leurs clients, des problèmes inhérents à la poursuite des travaux de construction des logements. Car, le projet est en retard sur son programme, au point que la livraison de premières maisons ne pourrait intervenir que début 2016.
Mais comme les précédentes fois, cette rencontre sera reportée au motif que les partenaires ont dû privilégier une audience convoquée à la dernière minute par l’autorité urbaine.
A Ngiri-Ngiri, un candidat qui a requis l’anonymat, s’était rendu sur le site à la fin du premier semestre, pour visiter le chantier. A Bibwa, aucun projet de logements sociaux n’a démarré des travaux. Les habitants du quartier abordés dernièrement, sont surpris d’apprendre que Bibwa abriterait des chantiers qu’ils n’ont jamais vus à l’oeil.
Cette affaire montre à quel point les Kinois pour acquérir des maisons ou autres appartements, ont été roulés dans la farine par des bandes d’escrocs.
Il y a lieu que l’autorité urbaine sécurise ses administrés contre ce genre des malfaiteurs qui opèrent en toute impunité pendant des décennies, sans crainte des poursuites judiciaires.
J.R.T.

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