Rentrée scolaire : la Syeco gèle sans préavis la grève

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Pour préparer la rentrée scolaire 2012, prévue le lundi prochain, 03 septembre 2012, le Syndicat des enseignants du Congo (SY.E.CO.) a tenu son Assemblée générale  le jeudi 30 août 2012 à son siège, situé dans la commune de Limete. A cette occasion, nombreux sont les enseignants des diverses sections de ce syndicat qui ont répondu à son invitation. On a noté la présence des enseignants provenant des provinces de l’intérieur telles que l’Equateur, le Bandundu et le Bas Congo. Chaque délégation était venue avec en main un ensemble de doléances de sa section ou de sa province. 
Présidée par Jean-Pierre Kimbuya, le secrétaire général de cette organisation syndicale, cette rencontre avait plusieurs points à son ordre du jour parmi lesquels figuraient non seulement la rentrée scolaire 2012, mais aussi et surtout la bancarisation de la paie des enseignants du secteur public et les conditions socioprofessionnelles.
 
Concernant la rentrée scolaire du 03 septembre 2012, les enseignants, après un vif débat où toutes les sensibilités se sont exprimées, ont accepté de rentrer à l’école le lundi prochain, tout en restant attentifs à l’invitation que le ministre national de l’EPSP a promis de lancer pour une concertation bipartite sur le Cahier des charges lui remis il y a de cela quelques semaines. L’Assemblée a décidé de patienter et d’accorder un préavis – avant de déclencher une quelconque action syndicale – jusqu’au 20 septembre prochain, afin de permettre aux autres syndicats le temps de se concerter, mais aussi au gouvernement de se décider. Toutefois, dans l’hypothèse où aucune initiative n’est envisagée en faveur de l’amélioration des conditions de travail des enseignants, des actions ont été suggérées, partant de la grève aux sit-in, sans oublier des marches de protestation.
 
Plus d’un milliard FC de reliquat après la paie à la Fonction publique
 
Les enseignants ont aussi abordé le problème créé par le système de la paie des salaires par voie bancaire ; système qui demeure bon en soi, car il permet à tous de toucher l’intégralité de la somme envoyée par le Trésor public. Mais ils ont au même moment dénoncé énergiquement les conditions auxquelles les enseignants étaient soumis pour entrer en possession de leurs salaires.  Alors que les salaires alloués aux enseignants sont modestes, le Syeco note que ses affiliés étaient obligés de faire des va-et-vient allant jusqu’à cinq jours. 
Les agents et les vigiles des banques, selon Syeco, ont mis à profit cette situation pour rançonner à leur tour certains enseignants fatigués de patienter. Abordant la question du reliquat de plus d’un milliard de francs resté dans les caisses des banques après cette paie, J.P. Kimbuya a apporté deux précisions. D’abord ce reliquat concerne tous les ministères de la  Fonction publique et non seulement l’Epsp. Ensuite, il ne pourra être réellement considéré comme reliquat que lorsque tous les litiges et réclamations seront résolus. Il a fait remarquer que le nouveau système de paie ne liquidait que les salaires des agents présents ; ceux absents – en voyage, en mission ou malades – n’étaient pas pris en compte. 
 
SAKAZ

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