Réhabilitation du barrage de Zongo : électrification du pays :espoirs et doutes

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Pour lui permettre de tourner à plein régime en vue d’augmenter la desserte en énergie des compatriotes de la province du Bas-Congo et de la capitale Kinshasa, le barrage de Zongo verra bientôt ses capacités renforcées. Le coup d’envoi a été lancé le mercredi 16 mai dernier, par le chef de l’Etat. Construit à l’époque coloniale avec cinq groupes, à ce jour il n’y a qu’un  seule qui fonctionne, a laissé entendre son directeur technique en marge du lancement des travaux.
On renseigne que la durée des travaux est de trois ans, pour un coût total de 325 millions de dollars américains dont la grande partie sera financée par la partie chinoise.
En outre, le renforcement des capacités de production du barrage Zongo et sa remise à son niveau initial permettra de bien découvrir une partie de la ville de Kinshasa et de la province du Bas-Congo où l’œuvre est construite.
Cette fois-ci, avec l’entrée en fonction du nouveau gouvernement, on peut espérer que le ministère des Ressources hydrauliques et Electricité veillera au bon suivi des travaux jusqu’à leur achèvement complet.
Car, c’est le lieu de rappeler ici que nombre de projets ont été initiés par le passé, sans malheureusement connaître leur matérialisation. Les raisons de la non matérialisation de ces projets sont multiples. Soit les fonds décaissés n’ont pas été bien utilisés ou ont été détournés de la destination finale, soit l’entreprise commise à la réalisation des travaux ne s’est pas exécutée. Ou encore, l’argent n’a jamais été décaissé.
 
 
Quid de Katende, Kakobola… ?
 
Au nombre de projets en souffrance, on peut citer les barrages hydroélectriques de Katende à Kananga dans la province du Kasaï Occidental et de Kakobola dans celle de Bandundu.
Pour rappel, hormis ce qui a été annoncé plusieurs fois antérieurement par diverses organisations tant gouvernementales que de la société civile dont la coalition CODESKO et CODEKOR (Conférence pour le développement socio économique du Kasaï Occidental et Conférence pour le développement du Kasaï Oriental), le barrage de Katende a eu la chance de voir en 2008 le chef de l’Etat procéder personnellement au lancement officiel des travaux. 
C’était en marge des festivités commémoratives de la fête nationale de l’indépendance, avec toutes les institutions républicaines s’étaient regroupées à Kananga, que Joseph Kabila avait procédé à la pose de la première pierre marquant le début des travaux de construction du barrage hydroélectrique de Katende. Celui-ci, selon les prévisions gouvernementales, devrait servir en dehors de la ville de Kananga et ses environs à l’électrification d’une partie de la province du Kasaï Oriental.
Et en 2010, Joseph Kabila Kabange a réitéré son engagement en procédant de la même manière. L’ancien gouverneur Trésor Kapuku s’était rendu en Inde en vue de signer des accords, à ce sujet.
Le barrage hydroélectrique de Kakobola dans le territoire de Gungu, province de Bandundu, a connu une cérémonie similaire. L’ex-premier ministre Adolphe Muzito avait procédé à la pose de la première pierre marquant le début des travaux. Une route a même aménagée.
Cependant, les Congolais se posent la question de savoir ce s’est passé pour que des travaux annoncés avec trompette n’aient jamais connu de fin ? Car, les compatriotes des Kasaï et Bandundu demeurent toujours dans le noir. Des fonds ont-ils été déboursés pour servir à cette fin ? Si cela était le cas, à quoi l’argent avait-il ?
Par ailleurs, les Kinois se souviennent de nombreuses promesses faites par la Snel (Société nationale d’électricité) de mettre fin au phénomène « délestage » à Kinshasa. Le gros transformateur ayant posé un problème de passage au pont Ndjili a été enfin ramené de Maluku pour Liminga à Kingabwa, tout comme un autre ramené du Bas-Congo pour Lingwala. Mais, rien n’a changé de la situation des poches noires et délestages que connaissent les Kinois !
Le gouvernement Matata a l’obligation de convaincre les Congolais dont la plupart semblent faire les Saint Thomas.
 
Dom

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