Réforme du Code de la famille : le Refec prône une gestion participative de la femme

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Convoquée sur demande de la ministre du Genre, Famille et Enfant, la 27ème session du réseau des femmes des entreprises congolaise (Refec) s’est clôturée le vendredi 8 août 2014 dans la salle Marie Ange Lukiana de ce ministère. Avec comme objectif majeur  faire connaître et vulgariser le code de la famille qui est en pleine révision au parlement, ce séminaire a connu la participation des femmes et hommes venus d’une dizaine d’entreprises congolaises. Cinq temps forts ont marqué la clôture de ses assises qui se sont tenues durant trois jours. Il s’agit du mot des participants, de la lecture du rapport final, du mot de circonstance de la coordonnatrice du Refec, de la remise des brevets aux participants ainsi du discours de clôture du ministre du Genre.

 

            Représentés par Mme. Ndakashani, les participants à ce séminaire  ont estimé qu’on ne peut construire des entreprises fortes que grâce à une famille forte. Après avoir suivi des explications sur l’évolution, le contenu, l’importance et la nécessité de la révision du code de la famille, les participants ont compris qu’ils doivent redorer l’image de la famille, afin d’avoir une nation forte, où chacun aura sa place et la dimension genre sera prise en  compte.

            Dans leur document final, lu par Marie Claire Ebenga, les séminaristes ont soutenu que depuis le 1er août 1987, le code de la famille est resté rigide face aux aspirations du peuple. La parité entre homme et femme rencontre des obstacles qui ne favorisent pas l’épanouissement de la femme. Raison pour laquelle des recommandations suivantes ont été faites aux gouvernements et aux législateurs :

            Interdire l’émancipation des mineures avant l’âge de 18 ans, la gestion concertée dans le mariage. La désignation d’un liquidateur uniquement parmi les héritiers de la 1ère catégorie lorsqu’il s’agit de l’ouverture d’une succession. Que la remise de la dot ne soit effective, lors d’un divorce, que lorsqu’il ne s’agit que d’une faute commise par la femme. Car celle-ci aura déjà subi des modifications avec des maternités.

            Remerciant toutes les entreprises qui ont envoyé des délégués à ce séminaire, Berthe Akatshi, coordonnatrice du Refec a reconnu le fait que tous les participants sont suffisamment instruits sur les matières qui touchent à la survie de la famille. Car, l’organisation de ce séminaire s’appuie sur une gestion participative et concertée. Cependant, elle a demandé aux participants de faire pression sur les élus du peuple afin qu’à la rentrée parlementaire de septembre prochain, la loi sur la réforme du code de la famille soit votée en vue de consolider l’équilibre familial.

            La Secrétaire générale s’est dite convaincue que les échanges tout au long de trois jours du séminaire ont abouti aux recommandations pertinentes afin de permettre au Sénat d’adopter la réforme du code famille. Car, tout ce qui se fait sans nous est fait contre nous, a-t-elle conclu.

Yves Kadima

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