Réforme de l’EPSP : les « Proved» prisonniers d’un Contrat de performance

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Les trente directeurs provinciaux de l’Education (appelés couramment PROVED) qui dirigent à la base, la grande machine que sont les trente provinces éducationnelles (ou divisions provinciales) de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) disséminées sur l’ensemble de la République Démocratique du Congo (RDC) se sont engagés à  réussir la Réforme scolaire dans leurs juridictions respectives. Un engagement solennel que chaque proved a pris en signant le « Contrat de performance » – en l’absence de Maker Mwangu Famba, ministre national de l’Epsp empêché – devant le secrétaire général à l’EPSP, Dieudonné Lufunisabo Bundoki. Ce dernier s’était fait entouré de l’Inspecteur général à l’EPSP et du directeur de cabinet du ministre de l’EPSP.
 Cette cérémonie s’est déroulée le lundi 27 août 2012, dans une des salles de réunions de l’école turque « Safak », dans la commune de la Gombe devant tous les responsables des services centraux de ce ministère. Les directeurs provinciaux ont déclaré eux-mêmes que ce contrat signifiait concrètement qu’ils avaient désormais  « une obligation de résultats ».
 
Dans sa communication, aussi bien avant qu’à la fin de cette cérémonie solennelle, Dieudonné Lufunisabo s’est montré autant précis que pédagogue. Il a laissé transparaître le premier souci du ministre de tutelle, celui de la réussite du « Chantier Education », un des Cinq chantiers initiés par le Chef de l’Etat mais aussi et surtout de la vision présidentielle de la « Révolution de la modernité » formulée à l’occasion de son investiture à la magistrature suprême en décembre 2011. Il a conseillé à tous les participants et à chacun en particulier de s’approprier cette « Réforme scolaire » gage d’un avenir meilleur pour chaque enfant congolais. Conformément aux instructions scolaires en vigueur, il justifié l’engagement des directeurs provinciaux de l’Education en montrant leur importance et rôle comme représentants du ministre de tutelle dans leurs provinces éducationnelles. Il a souligné le nécessaire fonctionnement  d’un cadre de concertation à tous les niveaux (central, provincial et local), pour assurer l’unité, la cohésion et l’efficacité des interventions qu’exige cette Réforme scolaire. 
 
Une décision des assises de la Commission nationale de la Promotion scolaire
 
Enfin, il a demandé, une fois de plus, à chaque «Proved», de prendre réellement en mains sa juridiction respectives pour booster la réussite de la Réforme scolaire. Le Secrétaire général à l’Epsp a aussi expliqué que ce contrat de performance, décidé lors des assises de la Commission nationale de Promotion scolaire qui se sont tenues du jeudi 23 au samedi 25 août 2012, est un instrument qui contient des critères d’appréciation deutravail réalisé par chaque province éducationnelle. Un travail tenant compte de deux documents : la Stratégie de reconstruction et de développement du sous-secteur de l’Epsp et le Plan intérimaire de l’Education qui assure l’opérationnalisation du premier document de 2012 à 2014. Les deux documents visent trois objectifs, à savoir : accroître l’accès à l’école, l’équité entre filles et garçons et la rétention d’élèves dans les salles de classe ; améliorer la qualité et la pertinence de l’Enseignement et, enfin, renforcer la bonne gouvernance des établissements scolaires.
 
SAKAZ

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