Réflexion sur le mode du maintien d’un climat de croissance financière en temps de crise

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Avec comme thème «Croissance et financement de l’entreprise », la 7ème édition du forum d’accès aux financements organisée par le Fonds pour la Promotion de l’Inclusion Financière en RDC s’est tenue le samedi 24 juin 2017 à l’Université Protestante au Congo (UPC).

Dans son allocution d’ouverture, Mgr Ngoyi  Boliya, recteur de l’UPC, a soutenu que ce forum était un cadre privilégié d’échanges entre les petites et moyennes entreprises (PME), les secteurs financiers et les associations professionnelles, les structures d’encadrement, les bailleurs de fonds et les pouvoirs publics. L’Université a pour mission d’assurer les enseignements d’une part et d’effectuer les recherches d’autre part, mais aussi et finalement rendre service à la communauté. Raison pour laquelle elle a été heureuse d’accueillir pour la 7ème fois ce forum.
Actuellement, le continent africain affiche d’une croissance
démographique importante. La population africaine représentera 22% de
la population mondiale en 2050, alors qu’elle ne représentait que 11%
en 2005. La RDC est l’un des pays africains qui présente une très
grande potentialité pour son développement, lequel passe par le
renforcement de l’entreprenariat et le soutien aux PME.
Pour Jean-Claude Thetika, directeur général du Fonds pour la
Promotion de l’Inclusion Financière en RDC,  créé depuis 2010 par un
collectif de  bailleurs, l’institution qu’il dirige actuellement
resoud un problème simple qui est l’inclusion financière. Cette
question est importante dans un pays comme le Congo, où le tissu
économique est constitué à  plus de 70% par les PME et micro
entreprises.
C’est cette catégorie d’entreprises qui génèrent la plus grande part
de revenus des ménages. La participation des PME et micro entreprises
dans le produit intérieur brut (PIB) du pays est assez importante. On
ne peut pas imaginer qu’une catégorie aussi importante ne soit pas
soutenue par des acteurs qui œuvrent dans le secteur financier. Pour
remédier à cette situation, son institution accorde des assistances
techniques aux institutions financières et des financements pour que
celles-ci à leur tour, puissent accroître leur offre de qualité.
On ne peut pas parler de croissance économique en RDC actuellement.
Cette croissance qui était à 6% en 2015 et 9% en 2014 est actuellement
tombée à 2%. La croissance du PIB par habitant est devenue presque
nulle après avoir été en moyenne presque de 5% ainsi que la
dépréciation du Franc congolais de près de 26%. Ceci implique que les
entrepreneurs qui avaient contracté des prêts se sont retrouvées avec
un risque d’échange qui a augmenté et le banquier s’est retrouvé face
à un client qui était bon mais subitement n’est plus en mesure de se
conformer aux principes.
La problématique aujourd’hui à travers cet atelier est de réfléchir
sur les voies et moyens de maintenir un niveau de croissance
acceptable en temps de crise, tout en maintenant un bon niveau de
risque. Ces deux éléments sont difficiles à concilier mais restent
l’unique voie de sortie. Cette 7ème édition a été aussi une occasion
de mettre face à face toutes les parties prenantes.
Yves Kadima