Référendum : sévère mise en garde de Fayulu à la MP

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Revenu au pays après un court séjour en Europe, Martin Mayulu s’est invité aussitôt au débat sur le « référendum constitutionnel », une option désormais évoquée publiquement et à visages découverts du côté de la Majorité Présidentielle.

Face à un auditoire remplis des cadres et militants de son parti ainsi que des étudiants de l’Université Pédagogique Nationale dans la commune de Ngaliema, Fayulu a mis en garde les caciques de la famille politique du Chef de l’Etat contre l’idée d’organiser un référendum
pour contourner la disposition constitutionnelle qui empêche leur « Autorité morale » de postuler pour un troisième mandat.

« L’organisation d’un référendum sera le déclencheur pour mobiliser
la population afin d’obtenir l’alternance dans la rue », a martelé le
président de l’ECIDé.
Fayulu a rappelé dans la foulée deux résolutions pertinentes
consignées dans l’Accord de la Saint Sylvestre notamment : 1°) pas
question d’organiser un référendum ; 2°) pas  question pour l’actuel
Président de postuler pour un second mandat.
Concernant le processus électoral, il a une fois de plus exhorté la
population à la vigilance pour dénoncer les tripatouillages du fichier
électoral, qui s’opèrent à ciel ouvert à travers l’opération
d’enrôlement.
« A titre illustratif, la CENI qui attend 45 millions d’électeurs,
prétend avoir déjà enrôlé plus de 25 millions à l’Est », a relevé ce
député de l’opposition, avant de dénoncer la lanteur avec laquelle se
déroule l’enrôlement dans la ville de Kinshasa.
Il a promis a ce sujet de faire la ronde des centres d’enrôlement au
cours de cette semaine afin de palper du doigt le calvaire que vient
les Kinois.
Par ailleurs, Martin Fayulu a déploré l’incapacité du pouvoir en place
d’améliorer le vécu quotidien des gagne-petit. Il a fait constater la
détérioration continue de la situation socio-économique du pays, avec
comme conséquence néfaste l’aggravation de la misère des masses
laborieuses.
L’alternance reste, aux yeux de cet élu du peuple, l’unique remède
pour sortir des millions des Congolaises et Congolais de la pauvreté,
à cause de la mauvaise gouvernance du pays.
Dans l’espoir de gouverner autrement, Martin Fayulu a confirmé sa
candidature à la prochaine élection présidentielle, avec la ferme
détermination d’inverser le paradoxe d’un Congo potentiellement riche
habité par une population pauvre à travers son plan quinquennal basé
sur le social libéralisme.
Eric Wemba