Reconstruction de la RDC : les partenaires craignent pour le suivi es projets

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Le processus de reconstruction de la RDC financé en majeure partie par les partenaires extérieurs, dont ,  le FMI et la Banque mondiale, l’Union européenne, ainsi que la Banque africaine de développement et le Programme de Nations Unies pour le développement, a requis de gros investissements de plus de sept milliards de dollars pour sa mise en œuvre.
Dans l’histoire de ces institutions, leur intervention dans ce processus, est la plus importante par rapport à ce qui a été fait auparavant dans d’autres pays post-conflits du continent. C’est une chance exceptionnelle pour le redécollage de la RDC dont la partie Est est toujours en proie à une insécurité permanente entretenue par des groupes rebelles étrangers, tels que les FDLR, les ADF NALU, la LRA, les Mbororo et autres forces négatives. 
Plusieurs secteurs étaient ciblés. Il s’agit, entre autres des infrastructures, de l’éducation, la santé, l’énergie, eau et assainissement, l’agriculture, les transports, pour ne citer que ceux-là.

 

 Signalons que la première génération du DSCRP s’est clôturée à la fin de l’année dernière. De nombreux tronçons de routes de desserte agricole, ainsi que des routes d’intérêt national réhabilités, des bâtiments des écoles et des hôpitaux réfectionnés, de nouveaux ponts ont été construits.
 Ces projets à impact visible, comme il faudrait le souligner, ont permis de relier les centres de production agricole aux centres de commercialisation ou de consommation, de relancer les activités agricoles, et de désenclaver les coins les plus reculés. Grâce aux projets sociaux, les populations de certains territoires ont pu bénéficier d’une prise en charge adéquate par les zones de santé, et de nombreux élèves ont repris le chemin de l’école.

La mauvaise expérience du passé toujours redoutée
 Avec la clôture du DSCRP de première génération, plusieurs questions ont été soulevées par les partenaires extérieurs. Il s’agit principalement du sort de la plupart des infrastructures qui exigent une politique de suivi par le gouvernement central et les exécutifs provinciaux. Sur base de la mauvaise expérience du passé, faute d’un entretien régulier de ces ouvrages, bon nombre vont tomber en décrépitude. Les zones de santé risquent de devenir inopérationnelles si les hôpitaux de référence et les dispensaires sont rendus infréquentables. A quoi auraient servi ces investissements importants si le matériel chirurgical et autre fait défaut, et si le personnel soignant n’est pas motivé, et si les pharmacies ne sont pas pourvues en produits ?
 Que deviendront les écoles avec leurs bâtiments neufs ou réhabilités si elles sont désertées par le personnel enseignant ? Quel sera l’impact de l’enseignement si le minerval n’est plus à la portée de la bourse des parents d’élèves, et  les bancs transformés en bois de chauffe ?
Lors de l’évaluation des projets réalisés et ceux en cours d’exécution, on a déploré le fait que le  gouvernement central et les exécutifs provinciaux sont toujours confrontés au problème  de leurs budgets qui ne correspondent pas à leur taille. La mobilisation de leurs ressources financières est toujours faible et ils sont obligés de recourir aux appuis budgétaires extérieurs pour résorber le gap engendré par les dépenses extra budgétaires.
Tous les partenaires avaient salué la création du Foner ( le Fonds national d’entretien routier) comme étant la solution durable pour la maintenance des infrastructures routières.
Avec cette institution, les fonds générés par les péages permettront non seulement de réfectionner les tronçons de routes abîmés, mais aussi de construire des routes de desserte agricole et des routes d’intérêt local.
 L’on a pensé à l’appropriation de ces infrastructures par les populations locales en confiant leur gestion aux comités locaux d’encadrement de projets. De nombreuses craintes ont été émises à ce sujet, quand on sait que les exécutifs provinciaux voudraient tout régenter,  oubliant l’ordre des priorités pour le suivi de la plupart des projets.
      J.R.T.

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