Les recommandations des parlementaires pour la pérennisation du Projet PARRSA

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181La Banque Mondiale a accueilli en son siège ce jeudi 24 novembre 2016 dans la commune Gombe, les députés et sénateurs des commissions Agriculture de l’Assemblée nationale et du Sénat, dans le cadre de ses activités menées par la au cours de ce mois de novembre dédié à son engagement  dans le secteur de l’agriculture en RDC. A cette occasion, la Banque Mondiale, sous la conduite de son Directeur des opérations en RDC, Ahmadou Moustafa Ndiaye, accompagné du responsable des projets à la BM, Amadou Oumar Ba, les coordonnateurs des projets mis en œuvre par la BM, à savoir, Alfred Kibangula du PARRSA (Projet d’Appui à la Réhabilitation et à la Relance du Secteur Agricole) et Alphonse Ntoto, représentant du PDPC (Projet de Développement du Pôle de Croissance Ouest (PDPC), ont présenté à ces élus du peuple, les objectifs et réalisations dans leurs zones cibles, à savoir, le Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et Mongala pour le PARRSA et le Kongo Central pour le PDPC.

Cette rencontre a connu un moment particulier marqué par des échanges francs et constructifs entre les différents intervenants et les élus du peuple, entre autre ceux du grand Equateur (Makanza, Lisala, Bokoro), de Mbuji-Mayi, de Lubero, de Masisi au Nord-Kivu, de Kabare dans le Sud-Kivu, du Haut Katanga, de Lodja, dans la province du
Sankuru et des élus de Kinshasa. Saluant l’initiative d’une telle rencontre, ces députés et sénateurs ont formulé des recommandations à l’endroit de la BM et aussi du PARRSA et du PDPC en vue de s’assurer de la durabilité et de la pérennisation des acquis des projets et des actions menées en faveur des bénéficiaires.

Etant les représentants des personnes à qui ces projets de développement sont adressés, et étant régulièrement en contact avec leurs bases dans les provinces cibles, ces élus du peuple, connaissant de surcroit ces régions d’interventions, n’ont pas omis d’exprimer leur satisfaction quant aux avancées enregistrées avec le concours du PARRSA.  Une des élus a d’ailleurs affirmé qu’au cours de ces différents voyages effectués dans ces régions, elle a pu remarquer au fur et à mesure une nette amélioration de la santé nutritionnelle des populations.   Et l’élu de Lisala, Freddy Aundagba, comme ses collègues, se sont réjouis quant à eux du fait que le projet PARRSA est à la grande satisfaction de la population cible. Tout en relevant par ailleurs des remarques en vue d’un meilleur résultat des actions
du PARRSA, notamment dans sa phase du financement additionnel.

Financement additionnel

En terme d’observations, suggestions et recommandations, les élus des
deux chambres ont donné leurs opinions en vue de l’amélioration des
actions de la BM dans le secteur agricole congolais avec le PARRSA,
notamment dans la construction des ouvrages (routes, ponts, entrepôts,
etc.), le choix des structures ou ONG d’accompagnement, le
renforcement de l’appui à l’INERA/Boketa, le renforcement de la
collaboration avec le CDI Bwamanda, la collaboration avec les
structures de l’Etat, etc.
Ces députés et sénateurs membres des commissions agriculture se sont
également questionnés sur l’impact des projets sur la population en
terme de la quantification du rendement, sachant notamment que le pays
ne dispose pas des statistiques quant à ce.
Au regard des questions soulevées, ces élus du peuple ont exprimé
leur disponibilité pour la BM et le PARRSA, à donner leurs avis et
considérations en amont dans les études des faisabilités. Ils ont
invité ces derniers à les associer prochainement afin de bénéficier
également des conseils constructifs venant d’eux pour un meilleur
service à la population.
Le sénateur José Masikini Adongba a invité la BM et le PARRSA, à
prendre en compte toutes ses recommandations dans le financement
additionnel de 75 millions d’USD qui va être accordé au PARRSA pour
une durée de 3 ans.
Satisfait des échanges, le Directeur des opérations de la BM pour la
RDC a quant à lui rappelé aux élus le travail de la BM qui vient en
appui au gouvernement de la RDC dans la mise en ouvre de ses
programmes et stratégies. Il a noté par ailleurs que toutes les
questions leur adressées sont en réalité des questions qu’ils se
posent souvent eux mêmes.
« Les besoins sont énormes, mais faisons quelque chose aujourd’hui
tout en regardant demain » a-t-il indiqué.  Ahmadou Moustapha Ndiaye a
assuré ses convives de leur disponibilé à élargir le cercle de
discussions à tout moment que le besoin se présentera pour d’autres
suggestions.
Pour sa part, le responsable des Projets à la BM, Amadou Oumar Ba, a
assuré les élus que toutes les constructions ont été décidé avec
l’ensemble des autorités et habitants des régions concernées, près
s’en est suivi des études. Il a également rencontré les préoccupations
concernant notamment le renforcement du soutien à l’INERA et au
Senacem, structures sans lesquelles on ne parlerait pas d’agriculture.
Des suggestions, a-t-il souligné, qui seront prises en compte par le
PARRSA avec le financement additionnel.
Le coordonnateur du PARRSA a lui aussi, remercié les élus du peuple
pour leurs riches appréciations visant à contribuer à l’amélioration
des services rendus par le projet aux bénéficiaires. Alfred Kibangula
a exhorté les élus de ses zones d’intervention à maintenir le cap afin
de toujours leur faire part des dysfonctionnements qui seraient
signalés et d’être pro actif en vue d’un travail bien fait.
Rappelons que le projet PARRSA vise l’augmentation de la productivité
agricole et améliorer la commercialisation de la production agricole
et animale des petits producteurs à la base dans les zones cibles.
Financé à hauteur de 120 millions d’USD, il a été mis en vigueur le 31
décembre 2010 et va se clôturer le 31 janvier 2017.  Le PARRSA a
actuellement atteint 106.922 ménages avec ses filières maïs, riz,
arachide, manioc dont le rendement a considérablement augmenté dans
les régions d’action du PARRSA.

Myriam Iragi