A la recherche de ressources budgétaires en faveur des enfants

0
45

            « Investir dans les enfants, c’est bâtir le Congo ! » est le cri de guerre adopté ensemble par la Vice-Primature en charge du Budget de la République Démocratique du Congo (RDC) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef).  Dans la campagne qu’ils mènent ensemble pour susciter le dialogue et l’engagement de différents acteurs sur les financements publics des secteurs sociaux ; pour mobiliser et affecter des ressources pour les services de base, particulièrement pour la Santé et l’Education. C’est dans cette optique qu’un atelier s’est tenu le 21 octobre 2014, à l’Hôtel Venus, dans la commune de la Gombe. Plusieurs décideurs ont eu à participer à cette activité dont le thème principal retenu – sous une forme interrogative – était : « Comment améliorer la distribution des ressources pour  répondre aux attentes des enfants congolais en matière de santé et d’éducation ? ». Il convient de noter que cette action faisait suite à une première qui s’était aussi déroulée au même endroit le 24 septembre dernier.

            Plusieurs exposés ont été présentés aux nombreux participants venus pour débattre de la justesse des allocations budgétaires. Après l’introduction faite par Mailan Chiche du DFID sur le thème, Valère Munsya, coordonnateur de la Cellule d’appui technique (CAT) au ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) a présenté la « Mise en œuvre et financement des politiques éducatives en RDC. Il a été suivi  par Jean-Claude Lapole, directeur de cabinet adjoint au ministère du Budget avec le sous-thème : « L’arbitrage et allocation des crédits budgétaires ». Par ailleurs, deux autres sous-thèmes ont été également présentés dont celui ayant trait à la « Mise en œuvre et financement des politiques de santé en RDC » par le député Dr Didier Molisho et celui concernant « L’allocation des ressources et la mise à disposition des fonds » par le Professeur François Kabuya, directeur de cabinet au ministère des Finances.

            Le budget de la RDC augmente chaque année, mais les ressources pour les secteurs sociaux restent insuffisantes

            A l’issue de tous ces exposés, un débat de fond s’est engagé entre les orateurs et les participants à cet atelier avec comme toile de  fond le regret de la modicité des allocations budgétaires faites au profit des secteurs sociaux dans le budget 2015. En effet, les budgets de la RDC augmentent chaque année. Les participants ont même constaté qu’ils avoisinent actuellement 9 milliards de dollars, mais les fonds alloués aux secteurs tels que la santé et l’éducation restent insuffisants. Par ailleurs, le gouvernement a fourni d’importants efforts dans ces deux secteurs, en acquérant notamment sur fonds propres des équipements et matériels sanitaires à travers le projet d’Equipement des Structures Sanitaires (PESS) et en construisant des écoles. Toutefois, les participants et l’Unicef sont tombés d’accord sur le fait que des progrès restent à faire, compte tenu de la faiblesse des investissements dans ces secteurs. En outre, ces progrès devront aussi prendre particulièrement en compte la dimension de Genre et de l’équité, pour mieux servir les droits de tous les enfants, partout dans le pays. A ce sujet, les analyses budgétaires effectuées relèvent que qu’en 2012 et 2013, environ 90% des dépenses engagées par le gouvernement concernaient les rémunérations tandis que la part consacrée aux dépenses d’investissement demeurait modeste au regard des besoins.

            Selon Barbara Bentein, représentante de l’Unicef en RDC, c’est grâce aux différentes études et enquêtes réalisées, la RDC dispose aujourd’hui de données fiables sur la situation des enfants. Cela devrait permettre au gouvernement, a-t-elle noté, d’effectuer une meilleure allocation des ressources et de prendre des décisions responsables en faveur des enfants les plus vulnérables.

SAKAZ

LEAVE A REPLY

*