Recherche des causes du régressement économique de la RD Congo

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L’ouverture de la session ordinaire d’octobre 2015 du Conseil Economique et Social(CES) est intervenue hier jeudi 1er octobre 2015 dans la salle des Spectacles du Palais du peuple. Cette session, qui se clôturera le 1 décembre, est consacrée à la planification des actions destinées à la quête des réponses à deux questions primordiales.

Il s’agit de rechercher les causes ayant conduit la RDC à la queue, dans le peloton des pays les plus pauvres du monde, ainsi  qu’à sa déconnexion de la locomotive des pays émergents, dont elle faisait partie à la veille de l’indépendance. Selon Patrice Meriko, président de cette institution d’appui à la démocratie, la méthodologie qui restera dynamique et susceptible d’ajustement va reposer sur quatre points essentiels. Elle va considérer les questions fondamentales comme deux problèmes dont les effets pervers sont vécus au quotidien comme le mal-être social et économique des Congolais. Il faudra aussi établir des responsabilités exogènes et endogènes et, proposer des stratégies sectorielles et globales.

L’examen des rapports d’inter-session établis par les différents conseillers de la République constituera une ébauche en deuxième volet des deux questions phares. Et, les sept commissions permanentes du conseil économique et social, appuyées par des experts, seront les locomotives qui conduiront les études et analyses pour des avis éventuels.

Patrice Ezaty Meriko a convié les conseillers à ne pas perdre de vue que le Conseil Economique et Social a le devoir de répondre aux attentes de la population congolaise dans les domaines cruciaux que sont l’économie et le social. Raison pour laquelle, tout en appelant avec insistance la contribution des institutions attitrées pour un meilleur fonctionnement de cette assemblée consultative, particulièrement au plan de l’intendance, celle-ci, sans plus attendre, prendra le chemin des études et analyses concrètes dans la perspective d’actions d’auto-saisine devant aboutir dans un futur proche.

Il faut signaler que la première session extraordinaire s’était tenue le 28 août dernier. Elle avait marqué l’entrée en la matière des conseillers de la République en ce qui concerne leur rôle institutionnel. En effet, sur base des dispositions constitutionnelles, le président Joseph Kabila avait adressé, le 1er août, la 1ère saisine enregistrée pour examen et avis. A travers cet acte, le président de la République avait montré l’exemple aux autres institutions appelées à saisir à leur tour le Conseil Economique et Social.

Yves Kadima