Recensement : la RDC en quête de 171 millions USD

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Sous la présidence du ministre du Plan, Olivier Kamitatu, le gouvernement congolais a organisé le jeudi 4 mars une rencontre avec ses partenaires au développement afin d’évaluer la marche vers le 2ème recensement général de la population et de l’habitat( RGPH). En somme, il en ressort qu’une table ronde des bailleurs de fonds sera organisée à la fin de ce mois de mars à Kinshasa afin de redéfinir les rôles qu’ils vont jouer dans le cadre d’une Commission internationale. En clair, il s’agit de fixer le concours financier d’un chacun face à un budget qui s’élève à 171 millions USD. A ce montant, précise Olivier Kamitatu, le gouvernement congolais a décidé d’apporter une contribution échelonnée, sur plusieurs années, à près de 20 millions USD. « Pour cette année, déjà 3 millions USD ont été libérés… » a-t-il dit.

Convaincu de l’importance capitale d’une telle opération, le numéro 1 du Plan a appuyé que ce recensement doit être l’affaire de tous car depuis 25 ans la RDC ne dispose plus de données fiables dans presque tous les secteurs. Parlant dans le même sens, le Vice-ministre des Finances, Joao Mbitso Ngendza, a confié que l’organisation de ce recensement est un défi pour la RDC et ses partenaires dont quelques uns se sont déjà manifestés. «Ainsi, nous avons formulé des recommandations à l’exécutif afin qu’il dispose des moyens ; de vérifier les arriérés etc».

Pour sa part, Richard Dackam-Ngatchou, représentant du Fonds des Nations-Unies pour la Population et le Développement (UNFPA), partenaire privilégié dans cette opération, a rappelé à l’assistance que contrairement aux autres recensements qui se font annuellement, cette activité permettra au gouvernement d’avoir des données pour son développement durable. « C’est indispensable que le gouvernement sache combien sommes-nous ? Où sommes-nous ? Combien d’enfants sont scolarisés, Combien ne partent pas à l’école ? Combien vont se marier, etc. C’est donc un instrument de gouvernance et de planification du développement car nous ne faisons pas seulement de la comptabilité, mais cherchons à avoir au plus large éventail d’information sur tout. »

Rappelons que c’est depuis l’année passée que le Premier ministre a signé le décret instaurant l’organisation d’un recensement général. Selon le vice-ministre aux Finances, il faudrait, entre autres, au moins 400 ordinateurs et 400 agents pour cet exercice qui pourra prendre 6 à 9 mois.

Tshieke Bukasa 

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