Réalité ou montage : l’avenir fait peur

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En dépit de la notoriété des victimes et des faits qui semblent n’admettre aucun doute, des milliers, sinon des millions de Congolais, ne s’empêchent de « balancer » entre la réalité et le montage. Qu’il s’agisse d’une réalité ou d’un montage, l’équation ne change pas : chacun de nous, mais surtout chaque personnalité politique, est en droit de craindre pour son avenir. Un coup monté ou un trucage aurait eu les mêmes conséquences : mort d’homme.

 

            On ne devrait pas perdre de vue en effet le fait que des personnalités hautement sécurisées et leurs proches ont failli y laisser leurs peaux. Où va-t-on, dans ce pays et plus précisément dans cette ville, si des individus ou des groupes d’individus peuvent se permettre le culot d’instrumentaliser des tueurs à gages, pour se débarrasser des autres, pour des raisons clairement expliquées dans des messages écrits ?

Un premier « montage » ou une attaque à main armée réelle devant en appeler forcément d’autres, personne ne devrait plus se sentir en sécurité. Notre pays et notre capitale risquent de s’engager dans un cercle infernal, dans lequel tous les coups seraient permis.

            Dans ce cas, il nous faut nous interroger sur les mobiles d’une stratégie supposée d’élimination physique d’ennemis ou d’adversaires politiques, après que notre peuple se soit présenté aux urnes pour confier, aux personnes de son choix, des mandats limités dans le temps, en vue de la gestion de la chose publique.

Notre histoire proche et lointaine aurait-t-elle laissée, chez certains d’entre nous, des séquelles et rancoeurs si tenaces qu’elles ne pourraient être effacées ou atténuées que par des actions violentes ? Le plus grand tort que nous pourrions faire à nous-mêmes serait de nous engager, les uns contre les autres, dans des actes sauvages de règlements de comptes, pour ne pas dire des crimes politiques planifiés.

Dans cette ville de Kinshasa, des milliers de gens ont connu le cauchemar des escadrons de la mort tels que les « Coupeurs de tête », les « Hibous », les « Kata-Kata ».  On ose vraiment croire que ce qui s’est passé chez Endundo et Thambwe relève du banditisme urbain et non d’une initiative ayant un soubassement politique. Dans l’hypothèse attestée d’un coup monté par un lobby politique, ce serait là de très mauvais augure pour les échéances électorales toutes proches de 2009 et 2010.

                                               

 Kimp.

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