RDC-RWANDA : Lokondo relance la question des bornes frontalières

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Après avoir défrayé la chronique des analystes, des leaders de la société civile, des opérateurs politiques, et autres scientifiques qui se sont largement exprimés sur la motivation de la constitution d’une commission mixte RDC-Rwanda en vue de revisiter la frontière commune séparant les deux pays, la question est maintenant en voie d’être débattue en plénière par les élus.

Par une motion incidentielle faite au cours de la séance plénière du lundi 13 avril dernier, le député national Henri Thomas Lokondo a sollicité et obtenu la parole pour rappeler au président Aubin Minaku l’inscription, dans le lot de nouvelles matières ajoutées au calendrier de la session ordinaire en cours, de la question liée à la revisitation des bornes frontalières entre la République Démocratique du Congo et la République rwandaise. Question qu’il avait déjà soulevée et le bureau avait admis de l’inscrire au calendrier, a-t-il souligné.

En effet, l’élu de la ville de Mbandaka dans la province de l’Equateur a demandé d’intervenir par motion lorsqu’il a constaté que le président de la Chambre basse n’a pas retenu la question de revisitation des bornes frontalières entre la RDC et le Rwanda, sur la liste de nouvelles matières.

Ayant suivi avec attention l’intervention de son collègue, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku lui a tout simplement recommandé de contacter son directeur de cabinet après la plénière, en faisant remarquer que cela ne nécessitait pas une motion.

²           Il importe de rappeler, à ce sujet, qu’une commission mixte constituée d’experts congolais et rwandais avait été mise en place depuis 2009.

            Elle avait pour mission de revisiter les bornes délimitant la frontière commune entre la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda.

            Peu avant le démarrage de la session en cours au Parlement, la fameuse commission avait rendu ses conclusions.

 La composition de ladite commission, notamment l’identité et le nombre de personnes qui l’avait constituée du côté congolais, est demeuré jusqu’à ce jour un tabou.

            Plusieurs questions ont  été posées : pourquoi une telle question, relevant de la souveraineté nationale doit-elle être traitée en dehors du parlement ? Pourquoi a-t-on attendu que le parlement aille en vacances pour l’aborder ? Qui aurait exigé la revisitation des frontières ou le déplacement des bornes communes ? Quelles sont les raisons qui ont poussé les autorités congolaises à entériner une telle démarche ?  Pourquoi les conclusions n’ont jamais été portées à la connaissance de l’opinion ?

            L’Assemblée nationale ayant ainsi inscrit la question parmi les nouvelles matières grâce à l’intervention du député Henri Thomas Lokondo, il est à espérer que cette fois-ci l’occasion sera offerte aux Congolais de connaître les motivations ayant milité en faveur de l’acceptation par les autorités congolaises d’une telle démarche jugée dangereuse au regard de la précarité dans laquelle vit encore la République. Lors du débat parlementaire qui sera ouverte sur la question, les fils et filles du Congo pourront également être renseignés sur les conclusions ayant sanctionné les travaux de la fameuse commission chargée de revisiter les bornes frontalières entre la RDC et le Rwanda.

Dom