RDC-Monusco : la VSV recommande l’apaisement

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VSV,La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) recommande aussi bien aux autorités de la République Démocratique du Congo (RDC) qu’à la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation de la RDC (MONUSCO) un apaisement dans le dossier qui les divise à cause des accusations pour violations des Droits de l’Homme portées contre certains généraux congolais, envoyés au front dans la traque des FDLR (Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda). En effet, dans un point de presse que cette organisation non gouvernementale a organisé le jeudi 19 mars 2015, à son siège dans la commune de Ngaliema, Dolly Ibefo et Rostin Manketa, respectivement directeur exécutif adjoint ont exprimé vivement leur crainte suite à la détérioration des relations entre le gouvernement de la RDC et la Monusco. En effet, au lendemain du lancement fin janvier 2015, de l’opération Sukola II pour la traque des rebelles rwandais
des FDLR, la Monusco avait dénoncé la présence dans la présence, dans la chaîne de commandement des FARDC au Nord-Kivu, de deux officiers généraux, en l’occurrence Fail Sikabwe et Bruno Mandevu, soupçonnés d’avoir perpétré des violations des droits humains.

La Monusco avait déclaré clairement qu’elle suspendait sa collaboration avec les Forces Armées de la RDC (FARDC) dans la traque des FDLR, jusqu’à ce que les deux officiers généraux soient écartés du commandement de l’opération Sukola II. Face à cette exigence de la Monusco, le Président de la RDC, Joseph Kabila, avait pris la décision de renoncer à l’appui de la Monusco dans la traque des Fdlr. La VSV a estimé que le Président de la République a le droit, en sa qualité de Commandant suprême des FARDC, de nommer les officiers qu’il juge capables de remplir la mission de défendre le territoire national. Cependant, sans remettre en cause la compétence de deux généraux à la base du mauvais climat entre les autorités RDC et la Monusco, la VSV a noté que par le fait qu’ils aient été cités ou soupçonnés d’avoir commis des violations des droits humains, les autorités congolaises auraient dû comprendre la position ou
mieux, l’exigence de la Monusco, quand bien même celle-ci n’aurait pas en amont et de la manière la plus officielle informé les autorités congolaises de ce qu’elle reproche aux deux généraux. La VSV a estimé que le soutien de la Monusco est bénéfique à des millions des Rdcongolais pour le faire passer devant la protection de deux généraux soupçonnés d’avoir commis des violations des Droits de l’Homme. En outre, elle a suggéré qu’il y a des dizaines des généraux congolais de haute facture, très bien formés et capables de remplacer les deux indésirables et de remplir correctement les mêmes missions.
Pour cela, la VSV a demandé au Président de la République de remplacer simplement les généraux incriminés par d’autres sans antécédents et de sévir contre les auteurs des violations des droits de l’homme quels que soient leurs rangs. Elle a demandé aussi à la Monusco d’apporter le soutien nécessaire aux FARDC enfin de permettre à la RDC de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire pour que la population vive dans la paix et la sécurité. Elle lui a aussi recommandé d’informer en amont et au moment opportun  les autorités de la RDC des violations des droits de l’homme commises par certains militaires des FARDC afin de les rassurer et d’éviter des suspicions.
SAKAZ