RDC-M23 : Martin Köbler, «On est proche d’un accord…»

0
35

Special Representative of the Secretary-En marge de la journée des Nations-Unies célébrée le 24 octobre 2013, le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Köbler, a répondu aux préoccupations des journalistes sur les principales questions d’actualité en RDC. Au cours du point de presse hebdomadaire de la Monusco tenu hier en son Quartier Général, il a en substance affiché son optimisme quant à la conclusion d’un accord entre le M23 et le gouvernement de la RDC. « Nous sommes proches d’un accord entre les deux protagonistes. Seuls trois points bloquent la conclusion de cet accord à Kampala… » a soutenu le patron de la Monusco.

En effet, a-t-il encore souligné, il avait demandé au Conseil de sécurité des Nations-Unies d’apporter son appui total aux négociations de Kampala entre le gouvernement congolais et la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). « J’avais formulé cette requête lors de la présentation de mon rapport sur la situation de la République démocratique du Congo… » a-t-il appuyé, tout en reconnaissant que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure instable et préoccupante.

Affichant un optimisme débordant, Martin Köbler a rapporté la volonté du président rwandais favorable à la conclusion d’un accord entre le gouvernement de la RDC et les rebelles du M23. « En cela, il rejoint aussi la position très claire du Conseil de sécurité des Nations-Unies qui attend une solution politique… » a-t-il fait noter, ajoutant par ailleurs que jusque hier matin, il a téléphoné au facilitateur qui a rassuré que le processus continue.

Concernant ce processus de Kampala, l’agent onusien a déclaré que seuls trois points sur onze bloquent encore la signature de cet accord. Dans le lot, on cite les questions de l’amnistie, de l’intégration (réintégration) des mutins dans l’armée et l’autonomie du territoire de Rutshuru. Néanmoins, la Communauté internationale reste intransigeante sur 3 conditions avant cette conclusion. Il s’agit des questions sur les crimes contre l’humanité, crimes de guerre et des crimes sur les enfants et les violences sexuelles.

Martelant que la solution militaire n’est pas facile, le chef de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation en RDC a révélé dans son adresse qu’il a plaidé devant les membres du Conseil de sécurité pour aboutir à une conclusion rapide des concertations et une solution durable et irréversible du conflit au Nord-Kivu. « Les gens sont impatients, mais on doit savoir que l’alternative à la paix, c’est la reprise de la violence. Cela n’est pas une bonne chose… »a-t-il conclu.

Il convient de signaler que les Congolais fatigués d’entendre ce chapelet de bonnes intentions, rappellent plutôt à leur gouvernement qu’il n’a pas le droit de trahir la nation en voulant à tout prix signer un accord qui va souiller l’honneur de tout un peuple. Cette trahison consiste, entre autres, à contribuer à l’affaiblissement de notre système de défense, à collaborer à la balkanisation du pays, à accueillir des populations étrangères, etc.

Tshieke Bukasa 

LEAVE A REPLY

*