RDC : le M17 propose un régime parlementaire

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Mettre fin à une démocratie qui se nourrit par le sang de son peuple, mettre fin à l’existence d’une Assemblée Nationale obéissant aux mots d’ordre d’une autorité morale, alors qu’elle est l’émanation du peuple, mettre fin au fait que la Constitution actuelle fait du
Président de la République politiquement un décideur non responsable de ses actes alors qu’en réalité toutes les grandes décisions sont prises sous son initiative : le changement de régime fera en sorte que les congolais deviennent maitres de leur destin. Tel est le crédo
d’Augustin Kikukama, lors de son discours de circonstance à l’occasion de la date mémorable du 17 mai 2018. Le Secrétaire général du parti politique le M 17 s’est exprimé ainsi sur l’autel de à la Paroisse
Notre-Dame de Fatima à Gombe, à l’issue d’un culte d’action de grâces
célébré en présence de nombreux combattants venus des 4 coins de la
ville et de certaines provinces du pays ainsi que des invités
d’honneur.
Kikukama mettait ainsi un accent particulier sur les pressions que
son parti devrait exercer pour la tenue des élections législatives
nationales et provinciales qui permettront d’atteindre l’un de leurs
objectifs principaux, à savoir le changement du régime
semi-présidentiel actuel en régime parlementaire.

Bannir le système des
antivaleurs
Le M 17 a refusé d’être membre de la Majorité Présidentielle, a-t-il
souligné, à cause de la recrudescence des antivaleurs, imputables au
gouvernement actuel et à la mauvaise gestion qui entretient la misère,
la pauvreté du peuple congolais. Il a préféré demeurer au centre.
C’est son cheval de bataille afin d’assurer une rupture avec le régime
qui a ressuscité les antivaleurs qui, pourtant, avaient été mises en
terre le 17 mai 1997 par feu L.D. Kabila et ses « kadogo ».

Extermination du peuple congolais
Le moment est venu pour que les prédateurs soient sanctionnés et
c’est au niveau des urnes, a martelé le secrétaire général du M 17. Le
parti symbolise la date à laquelle le peuple congolais avait cru
enterrer ces antivaleurs qui reviennent en force sous le régime
actuel. Les exemples sont légion. La croissance économique pourtant
vantée n’est plus qu’un leurre, la gratuité scolaire promise du bluff,
les cinq chantiers proclamés en fanfare sont rangés dans les tiroirs
et pire, les résultats du fameux grand projet dit de « Bukangalonzo »
se font toujours attendre. Pour comprendre comment ce régime programme
l’extermination des Congolais, il suffit de visiter les différents
cimetières des villes et d’autres localités du territoire national.

Les «Trois Glorieuses…»
L’histoire du Congo dira un jour son mot. La page des « compatriotes
» qui ont sauvé le pays sera écrite en lettres d’or pour rappeler les
dates du 23, 24 et 25 Août 1998 au cours desquelles, comme un seul
homme, des habitants du district de Tshangu ont fait preuve d’une
bravoure incroyable, à l’instar des « Kadogo », pour protéger la ville
de Kinshasa contre des envahisseurs rwandais camouflés dans un
rassemblement politico-militaire. Ils avaient rallumé la flamme de
l’héroïsme. En rappelant cette page d’histoire glorieuse de notre
peuple à travers les habitants du District de la Tshangu, le M 17, par
la voix de son secrétaire général, tient à proclamer haut et fort que
le peuple congolais n’acceptera plus un régime qui entretient la
misère en confisquant les libertés individuelles.

Pillage des richesses
minières
Cette date du 17 mai restera gravée ad vitam aeternam dans les
mémoires des tous les Congolais, a insisté Augustin Kikukama. Car, qui
peut croire que les policiers et militaires n’ont de solde qu’une paie
de malheur, que les voyageurs dans les taxis et bus de transport en
commun qui se mettaient en rangs depuis l’entrée des « Kadogo » sont
retombés dans l’anarchie et le désordre au mépris des agents de
l’ordre? Aujourd’hui la pagaille a repris du service en RDC.
Comment croire qu’hier l’on nous cassait les oreilles en nous faisant
croire que le manque d’augmentation du budget national était dû à la
baisse du prix des matières premières sur les marchés internationaux.
A ce jour, l’on crie sur tous les toits que le pays connait un boom
des prix des minerais suite à un bon climat des affaires. Or, il est
établi que la rente minière n’est pas visible. Le M 17 réclame que les
investisseurs miniers soient également informés sur la manière dont
les rentes minières sont affectées car fruit de leur contribution.
F.M.

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