RDC : les sages-femmes incontournables

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La clôture de la « Semaine de la Sage-Femme » a eu lieu le vendredi 1er juin 2012 dans la salle des réunions de la Clinique Ngaliema. Des sages-femmes représentant différents hôpitaux de Kinshasa se sont signalées sur le lieu. Plusieurs communications ont été faites à cette occasion. 

Aline Mulunda Kasongo, enseignante et Secrétaire Administrative à l’ISSI Monkole a parlé de la stratégie de formation et de son expérience de sage-femme. Elle a fait état d’un projet novateur destiné au renforcement des capacités de cette catégorie du personnel médical. Selon elle, l’Unesco est impliquée dans le fonctionnement d’une école pilote mise en place à cet effet. Pour l’instant, sa section préparatoire compte 42 unités.
Quant à Marie-Louise Mob, Directrice du Programme de Santé de la Reproduction, elle a développé le thème « Aujourd’hui plus que jamais, la RDC a besoin des accoucheurs et accoucheuses pour sauver les vies des femmes et des bébés ». Selon elle, donner la vie dans notre pays est un miracle, car le risque de mortalité est de 1 sur 30, soit 649 pour 5.000 naissances. Elle a rappelé que la plupart des mères meurent suite à des causes évitables, telles que le manque de prise en charge correcte, d’infrastructures, de matériels, etc.
Elle a recommandé, pour une grossesse normale, que la femme enceinte bénéficie d’au moins 4 consultations prénatales. Elle a révélé à cette occasion que le taux de femmes enceintes suivies correctement avant l’accouchement tourne autour de 50%.
Pour sa part Nkomba Ndieko, infirmier et président de l’ANIC (Association Nationales des Infirmiers du Congo) a insisté sur des soins de qualité pour une santé maternelle et infantile également de qualité. Il faut éviter la routine qui est  génératrice de danger pour la mère et le bébé.
Derniers intervenants, les représentants du FNUAP et du Ministère de la Santé ont tour à tour souligné  leur rôle dans l’accompagnement du gouvernement dans la reproduction de l’espèce humaine en ce qui concerne le FNUAP, et leur soutien aux sages-femmes dont on attend une contribution déterminante en faveur de la santé de la reproduction, s’agissant du Ministère de la Santé.
Nadège Bebela et 
Christelle Yesalaso 
(Stg/Ifasic)
 

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