RDC-Japon : une coopération basée sur le bien-être de la population congolaise

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Dans le cadre de la Coopération bilatérale entre la RDC et le Japon, la République Démocratique du Congo bénéficie d’un appui considérable de la part du gouvernement du pays du soleil levant, notamment dans le domaine de la santé, des infrastructures, et des ressources humaines en ce qui concerne la formation.

En vue de mieux s’imprégner de cette collaboration, une tournée de presse organisée par l’Ambassade du Japon en RDC les 20 et 21 novembre 2017, a amené les professionnels de la plume et du micro à visiter différentes institutions et organisations bénéficiaires de cet appui.

            Il s’agit notamment de l’INPP (Institut National de Préparation Professionnel), de l’INRB  (Institut National des Recherches Biomédicales), de l’INPESS (Institut National Pilote d’Enseignement en Sciences de Santé), du Projet d’Appui au Développement des Ressources Humaines pour la Santé, du Projet du Système de Surveillance des Maladies, de l’Hôpital Général de Kintambo, de l’école Muabi, dans la commune de N’djili, de l’OVD (Office des Voiries et Drainages).

            Interviewé à son bureau lors de cette visite, l’ADG de l’INPP, Maurice Tshikuya, a rappelé l’apport de la JICA à son institution autant sur le plan des infrastructures, équipements et transfert des technologies, que sur le plan du capital humain dans le renforcement des compétences par des formations des formateurs à Kinshasa et au Japon. 

            Grâce au concours de la coopération japonaise, selon l’ADG Tshikuya, l’INPP est passé de 2000 à 36 643 stagiaires aujourd’hui et compte même atteindre le chiffre de 42 000 d’ici 2018.

            Le Japon a également fait un don non remboursable de construction et d’équipement d’une école moderne et modèle au niveau national pour l’enseignement en sciences de Santé (INPESS), finalisé en 2013 avec un coût de 18 millions de dollars américains. A en croire Marcel Baroani Bunzuki, directeur général de l’Institut, cette école pilote qui assure la formation de base et le recyclage des professionnels de Santé (A2), la formation continue des enseignants et encadreurs des stages et développe un enseignement modèle par la recherche action et les manuels scolaires, a vocation de s’affirmer au niveau de la sous-région.

 

Apport considérable dans la riposte épidémiologique

 

            Actuellement, l’Agence Japonaise de coopération internationale (JICA) intervient dans le domaine de la santé à deux niveaux : le développement des ressources humaines pour la santé et la lutte contre la maladie, dans le volet de surveillance des maladies à travers des projets de coopération technique et des projets non remboursables (avec entre autre le Projet du système de surveillance des maladies et l’INRB).

            Depuis 2014, la JICA s’est considérablement investie dans la riposte contre les épidémies survenues dans le pays, notamment la fièvre jaune et le virus à Ebola.

            Selon le Dr Baudouin KEBELA en charge du Projet de renforcement du système de surveillance des maladies, , une évaluation du système de surveillance épidémiologique du pays (côté humain et animal) a été réalisée entre 2016-2017 avec l’aide de la coopération japonaise. Cette enquête de terrain sur la situation actuelle de la surveillance des maladies a ciblé 32 zones de santé à risques du virus Ebola. Selon le Dr Kebela, la réalisation de cette étude a marqué une avancée significative pour la RDC car les résultats ont permis d’élaborer des plans de renforcement de la surveillance épidémiologique du côté humain et animal, dans la mesure où plus de 80% des maladies épidémiologiques trouvent leurs origines au niveau animal. Ce projet prévu pour 2018-2022 met un accent particulier sur la participation communautaire dans la riposte de ces épidémies.

            Dans les projections à venir du Japon, il faut noter qu’un projet d’aménagement de l’INRB est en cours. Evalué à plus de 21 millions USD, il va consister en la construction et l’équipement des laboratoires de niveau de biosécurité (P3), d’un centre de formation et d’un centre d’essai clinique. Le début des travaux, à en croire le Dr Muyembe, responsable de l’INRB, est prévu pour le mois de février 2018 et la fin des travaux pour le mois d’octobre 2019.

Myiram Iragi