RDC : forte mobilisation contre la déforestation

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deforestationLa République Démocratique du Congo (RDC) est le premier pays forestier de l’Afrique. Avec d’autres pays d’Afrique centrale, elle s’est engagée à coordonner les efforts pour la conservation et la gestion durable des forêts. Le but poursuivi est de lutter contre la déforestation et inciter positivement à l’action, à travers le mécanisme de REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts ; incluant la conservation, la gestion durable et l’augmentation des stocks de carbone forestier). C’est dans cette perspective que les autorités de notre pays, avec le soutien financier et technique du programme ONU-REDD et de la Banque mondiale, ont lancé le processus REDD+ en janvier 2009. Et depuis lors, plusieurs étapes de sa mise en place ont été franchies et le processus lui-même a connu plusieurs évolutions.                                       C’est ainsi que le vendredi 24 janvier 2014, le secrétariat général à l’Environnement et Conservation de la Nature ; le Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité (CODELT), en partenariat avec le Centre for International Forestry Research (CIFOR) ont organisé un atelier sur le thème : « Le partage des informations/connaissances sur la REDD+ en Rd Congo », à l’Hôtel Royal, dans la commune de la Gombe. Les travaux de cet atelier ont été axés essentiellement sur la présentation de deux études conduites par CODELT avec l’appui de COFOR. La première est une analyse des institutions et des agents de la REDD+ en RDC, tandis que la seconde a examiné le discours des médias sur le REDD+ en RDC.

Prenant la parole à l’ouverture de cet atelier, Vincent Kasulu Seya Makonga, Secrétaire général au ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT) a souligné qu’avec ces évolutions, le concept de REDD+ a gagné en intérêt dans les discussions en matière de politiques de lutte contre le changement climatique en RDC. Et pour éclairer et consolider ces discussions à travers le monde, CIFKOR a lancé une étude comparative globale sur le REDD+, dont l’objectif général vise à mettre à la disposition des preneurs des décisions, des praticiens, des bailleurs de fonds et de la communauté scientifique, des informations fiables portant sur les dynamiques d’actions nationales se rapportant au mécanisme REDD+. C’est dans ce cadre, a-t-il expliqué, qu’émergent deux publications majeures. Une première intitulée : « Contexte de la REDD+ en Rd Congo. Agents, causes et institutions. » et une deuxième portant comme titre : « Les politiques de la REDD+ dans les médias. Le cas de la presse écrite en Rd Congo ».

Deux publications qui sont des réponses à la gestion efficiente des forêts

            Pour le Secrétaire général au MECNT, ces deux publications répondent à plusieurs interrogations qui émergent des discussions. Comment la RDC, pays qui participe au mécanisme REDD+ va-t-elle réduire ses émissions et augmenter ses stocks de carbone, réductions pour lesquelles elle espère être payée au moyen de mécanismes encore en discussion au niveau international ? Quels sont les besoins nouveaux qui en découlent en termes d’institutions, de participation, de moyens d’action, de politique, d’investissements et de projets ? Quels choix se  présentent dans ces différents domaines en terme de stratégies opérationnelles et d’options politiques ? Enfin, comment les processus et politiques REDD+ sont représentées dans les médias ? Vincent Kasulu a terminé en félicitant les initiatives de ces deux organisations, à savoir, le CIFOR et le CODELT  qui vont, par ces deux publications, contribuer à la  connaissance du processus REDD+ dans sa complexité et ses nombreux enseignements.

Avant l’intervention du Secrétaire général au MECNT, le président de CODELT, Félicien Kabamba, a précisé que les deux publications, quoique distinctes, ont adopté une perspective commune dans l’analyse de ce processus dans un contexte propre à la phase de la préparation du pays à la REDD+. Par ailleurs, Me Augustin M. Mpoyi, directeur exécutif de CODELT, tout en soulignant que cette évaluation était un exercice à mi-parcours du processus, a noté la nécessité de partager l’information entre les parties prenantes du processus REDD+ en RDC. A l’issue de ces travaux, quelques recommandations ont invité les autorités de la RDC à transférer davantage des ressources et des responsabilités REDD du MECNT vers les ministères ayant la charge des activités sectorielles identifiées comme moteur principal de la déforestation et de la dégradation des forêts. On a aussi recommandé l’amélioration de la synergie inter-sectorielle.

SAKAZ

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