La RDC conviée à relancer le secteur du Café-Cacao

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Instituée depuis 2015 par les Nations Unis pour ce qui est du Café et 2016 pour le Cacao, la journée internationale du Café- Cacao a été célébrée le dimanche 1 octobre 2017. A cet effet, deux journées de dégustation et sensibilisation ont  eu lieu le 1er et 2 octobre 2017 à
la Halle de la Gombe. Organisée par Elan RDC et Essor, deux programmes financés par la coopération britannique, UKAID, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, cette journée célébrée sous le thème « Café pour toi et moi » a été ouverte par Georges Kazadi, ministre de l’Agriculture.

Largement vendu sur le plan international  en-dessous des prix mondiaux, le café congolais est l’un des meilleurs au monde, a affirmé Grégoire Poisson, représentant d’Elan RDC. Cette décote est si criante qu’elle est dénommée « Congo discount ». Ceci est la conséquence d’une mauvaise image auprès des acheteurs comme l’avait relevé une étude que sa structure avait récemment menée.
Et, dans le souci d’obtenir une amélioration  des prix  du café et
augmenter les investissements afin d’attirer les acheteurs
internationaux, Elan RDC s’est décidé à soutenir les acteurs dans la
chaîne de valeurs en promouvant efficacement le café congolais. Ces
opérations de promotion incluent la participation aux foires
internationales, le développement des outils de visibilité et de
communication comme la cartographie de la production ainsi que des
événements nationaux et internationaux.
Pour ce représentant d’Elan RDC, bien qu’en 2016, 11.000 tonnes de
café aient été exportées, ce niveau d’exportation reste bien loin
inférieur à celui des années ‘80 qui était de 120.000 tonnes. D’où la
raison d’être du soutien aux acteurs évoluant dans le secteur du café,
dans le but d’améliorer la quantité, la qualité ainsi que la
compétitivité.
Plusieurs défis restent à relever dans le secteur du café, a indiqué
le président national du comité professionnel du Café-Cacao. Pour lui,
il n’est pas normal que la performance de la production du café
congolais baisse alors qu’un pays voisin qui profite de la fraude
connaît une croissance de loin supérieure. D’où la nécessité
d’organiser les Etats généraux de l’agriculture, de canaliser tous les
fonds vers l’Office National du Café, d’améliorer la qualité du
café-cacao congolais et d’harmoniser les textes légaux.
Dans son mot de bienvenue, Augustin Bopate, directeur général de
l’Office National du Café(ONC), a soutenu que cette journée
internationale a marqué le début, pour la RDC, d’une campagne de
production. En dehors du café et cacao, dix-huit autres produits
agricoles sont soumis à son contrôle. En dehors de la grande fête, la
journée internationale du café-cacao reste un moment de prise de
conscience pour les Congolais. Deuxième puissance économique nationale
après la Gécamines il y a quelques années, du café a actuellement
perdu terrain. D’où l’invitation lancée à toutes les parties prenantes
d’aider l’ONC à retrouver sa place pour le développement de l’économie
congolaise.
Il faut signaler qu’un échange entre un panel constitué
d’intervenants représentant le secteur privé et public et les
participants s’est tenu sur les opportunités et défis du commerce du
café-cacao en République Démocratique du Congo.

Yves Kadima