RDC : comment positiver la notation de Moodys ?

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Zemanta Related Posts ThumbnailL’étude de Moody’s Investors Service sur la santé de l’économie congolaise, avec la notation B3, a mis à nu à la fois ses points forts et ses faiblesses. Elle permet particulièrement aux décideurs politiques congolais de savoir où mettre les pieds pour corriger les erreurs de parcours et placer le pays dans la voie du progrès socio-économique. L’on retient de ce diagnostic que la République Démocratique du Congo représente un potentiel enviable non seulement au regard du volume des investissements dans le secteur des mines mais aussi du nombre des consommateurs de son marché national.

Dans ce registre, on constate que les spécialistes des questions économiques au niveau mondial souhaitent que ceux qui gouvernent le grand Congo fassent preuve de plus de transparence dans la conclusion des contrats miniers. Les «autres» voudraient voir les Congolais cesser de brader les « bijoux de famille ». On peut ainsi considérer qu’en ces temps difficiles, les mines constituent le fer de lance de l’économie nationale.

En d’autres termes, cela revient à améliorer le climat des affaires, en commençant par le secteur minier. Les opérateurs présents ou intéressés par d’autres secteurs liés à la croissance tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, le grand et petit commerce, l’industrie, l’immobilier, les transports, le tourisme – méritent tout autant d’être encouragés par des réformes administratives et économiques conformes aux normes universelles.

            L’on nous prévient que tout peut s’écrouler à tout moment si ceux qui sont chargés de la gestion du patrimoine commun ne jouent pas franc jeux avec les détenteurs, nationaux et étrangers, des capitaux indispensables à la vie économique nationale.

            Bien que certains n’y fassent pas tellement intention, le marché national intérieur congolais peut jouer un rôle décisif dans le secteur des biens et services. Avec soixante-dix millions de consommateurs potentiels, les investisseurs devraient courir moins de risques dans la rentabilisation de leurs capitaux. Seulement voilà ! Si le pouvoir d’achat Congolais reste un des plus bas du continent, ce serait un facteur destructeur de l’économie nationale. Aussi, la lutte contre la pauvreté doit être effective et non pas s’arrêter à un vœu pieux émis au lendemain de l’atteinte de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), en 2010.

            De même, les gouvernants congolais ont la lourde responsabilité de stabiliser et crédibiliser les institutions, notamment en respectant le choix du souverain primaire dans les urnes, de construire une paix durable dans les zones troublées du Nord et de l’Est depuis plusieurs décennies. En fait, la RDC n’a toujours pas rompu avec l’image d’un Etat fragile, assis sur des institutions instables, secoué par des conflits armés et ethniques ainsi que des querelles politiques, gangrené par la corruption, les injustices sociales et d’autres antivaleurs érigées en mode de gestion de la chose publique.

            On a souvent parlé de changement des mentalités, de bonne gouvernance, de révolution de la modernité, de cohésion nationale, de réconciliation nationale, de futur pays émergent, de pool des intelligences…le monde extérieur attend des actes concrets pour s’en convaincre.

                                   Kimp

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