La RDC et 10 Etats partenaires pour l’optimisation de la surveillance

1
40

A l’issue des  travaux d’un atelier de 6 jours organisé à dans la Kinshasa, les participants ont été unanimes à reconnaître leurs convergences de vues sur la nécessité d’optimiser la surveillance et le système de lutte contre la tuberculose. On signale que les travaux ouverts le lundi 28 mai ont été clôturés le samedi 2 juin 2018, au Salon Okapi de l’Hôtel Venus, dans la commune de la Gombe.

 On rappelle que l’objectif principal visé dans le cadre de cette activité organisée par le réseau Carn-TB, qui regroupe 11 pays d’Afrique Centrale, était de permettre aux membres d’échanger les vues autour de la mise en œuvre des systèmes communs de surveillance épidémiologique de la tuberculose, afin de donner aux actions de lutte le maximum de chance de succès.

            On rappelle également que dans le cadre de cette rencontre, les objectifs spécifiques étaient de fédérer les efforts déjà enregistrés aux travers les différents programmes nationaux de lutte contre la tuberculose pour harmoniser les vues et pratiques, mutualiser les moyens matériels et financiers , mais aussi renforcer les stratégies de recherche au niveau de la région de l’Afrique Centrale.

            Dr Henriette Wembanyama, présidente de « Pont Santé Afrique », qui s’est exprimé à l’occasion de la clôture de ces assises, a souligné que sans la recherche, il serait impossible de parvenir à des résultats positifs dans la nouvelle stratégie mise en place pour éliminer la tuberculose.

Parlant des recommandations formulées par les participants, Dr Henriette a retenu qu’ils ont opté pour l’instauration des réunions régulières, à tenir dans le cadre du réseau, pour permettre aux coordonnateurs de chaque pays de plaider pour la mobilisations des moyens financiers, matériels et humains indispensables à l’éradication de la tuberculose. 

            Pour ce qui est de la deuxième recommandation, elle a fait savoir qu’à l’issue de cet atelier, un groupe de travail a été mise en place pour un meilleur suivi du système de surveillance de la tuberculose. Il a été également question d’une plus grande implication la société civile dans les stratégies de lutte anti-tuberculeuse.

            De son côté, Dr Corinne Merle, responsable de TDR (Tropical Diseases Rechearch) au niveau de l’OMS à Genève, a indiqué que cet atelier a permis de discuter des forces et faiblesses de chacun des 11 pays de l’Afrique centrale dans lutte contre les infections au bacille de Coch.

            Par conséquent, elle a recommandé que plusieurs actions de lutte anti-tuberculeuse soient mises, au niveau de chaque pays, pour le renforcement des systèmes et des capacités en termes de formation et de communication.

            En tant que partenaire, l’OMS pour sa part s’est engagée à continuer à aider les pays de l’Afrique Centrale suivant le plan d’action qui court jusqu’en 2019, à travers des priorités communes telles que la recherche des cas, la réduction de la mortalité due à la tuberculose et surtout réduire le pourcentage des patients qui ne terminent pas leurs traitements.

            D’où, il faudrait développer des projets régionaux de recherches à court, moyen et long termes.

 

Melba Muzola