RDC : 1.400.000 finalistes ont passé le TENAFEP

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Elèves de Collège Boboto à Kinshasa, lors d'un séminaire sur la CPI.Le Test National de Fin d’Etudes Primaires (TENAFEP), pour l’année 2015, a démarré hier jeudi, 04 juin 2015, sur l’ensemble du territoire national. Dans le cadre des évaluations pédagogiques externes, le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) a instauré un système mixte d’évaluation sommative et d’évaluation prédictive à la fin du cycle du primaire qu’il a nommé Tenafep. Cette année, sa passation est programmée sur deux jours, soit du 04 au 05 juin 2015.

Le premier jour étaitconsacré à la Culture générale et au Français, tandis que le Calcul (mathématiques) et les sciences sont réservés pour la deuxième journée. A cette occasion, 1.400.000 élèves finalistes du cycle primaire (52% des filles et 48% de garçons), dont une partie provient des écoles primaires à programmes rdcongolais organisées hors des frontières nationales – notamment en Angola, en Tanzanie et au Burundi – ont répondu présents à ce rendez-vous annuel et cherchent actuellement à décrocher leur Certificat de fin d’études primaires’. En outre, cet examen est censé aider les parents et les responsables scolaires – particulièrement les conseillers d’orientation – à déceler les aptitudes, les goûts et les intérêts de l’élève pour sa pré-orientation vers les types d’enseignement organisés au niveau secondaire en République Démocratique du Congo (RDC).

            Mettant à profit le démarrage de ce test, Maker Mwangu Famba, ministre de l’EPS/INC, a visité trois centres d’examen dans les trois provinces éducationnelles de la capitale. Il s’agit de l’EP I et II (Limete), à Kinshasa/Est, du Complexe scolaire Mgr Moke (Kalamu) à Kinshasa/Centre et de l’EP Bokeleale (Gombe) à Kinshasa/Ouest. Dans chaque centre visité, l’illustre hôte et sa délégation ont cherché à toucher du doigt les divers aspects qui conditionnent la réussite de cette passation, cela tant sur les plans pédagogique que matériel. Le ministre n’a pas manqué, à cette occasion, d’adresser un mot de réconfort aux finalistes du cycle primaire en pleine cogitation et leur a prodigué des conseils utiles pour leur avenir. Il s’est dit convaincu que cet avenir, particulièrement celui de la Nation congolaise, est conditionné par leur émergence. Celle-ci ne peut se réaliser que grâce à leur réussite dans l’apprentissage, surtout à l’école ; et tous les efforts du Gouvernement de la République visent, d’une manière ou d’une autre, cette émergence de notre pays sur l’échiquier mondial.

Nord et Sud-Kivu : des élèves déplacés pris en charge

A l’issue de cette inspection des centres d’examen, le premier responsable de l’EPS/INC n’a pas caché sa satisfaction en notant la bonne organisation de cette épreuve aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, cela malgré des difficultés qui ne manquent jamais. Il a particulièrement félicité les gouverneurs du Nord et Sud-Kivu qui ont mis tout en œuvre pour la bonne passation du Tenafep dans leurs juridictions respectives. Il a souligné à ce propos que tous les élèves déplacés à cause des troubles ont été pris en charge et participent à l’épreuve. En outre, des dispositions spéciales (ou une session particulière de Tenafep) sont envisagées pour tous les élèves qu’on aurait pas atteints. Il a également mentionné l’appui précieux de la Monusco qui a facilité le dispatching des malles des items (questionnaires) à travers les provinces.

Pour la ville de Kinshasa, le ministre a souligné qu’au total, il y a eu 153.585 participants (51,8% de filles et de 48,2% de garçons). A ceux qui auraient souhaité voir l’Enafep (débaptisation du Tenafep en ‘Examen national de fin d’études primaires’ prévue par la Nouvelle Loi-Cadre de l’Enseignement national) débuté cette année, Maker Mwangu a expliqué que ce changement de nom est conditionné par  l’adoption de quelques textes règlementaires ou mesures d’application de cette loi ; ce qui n’est pas effectif à ce jour. Il a souhaité que cela soit réalisé à la session de l’année prochaine. En outre, l’étalement du test sur deux jours, a-t-il conclu, vise à éviter trop de pression sur les jeunes participants.

SAKAZ