Le Rassemblement rejette la nouvelle Loi électorale

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Les membres du Rassemblement lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de ce parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Les membres du Rassemblement lors d’un point de presse le 24/04/2017 à Kinshasa au siège de ce parti UDPS. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le projet de loi électorale encore en examen au niveau de l’Assemblée nationale provoque déjà un tollé général dans l’univers politique congolais. Le samedi 2 décembre, les députés de l’opposition ont boycotté la plénière consacrée à ce texte, tel qu’amendé par la Commission Administrative et Politique (PAJ) de cette institution.

Faute de consensus, l’opposition a décidé de recourir, comme en
janvier 2015, à la rue, afin de la mobiliser pacifiquement contre la
nouvelle loi électorale qu’elle qualifie de liberticide.
C’est dans ce cadre que le président du Rassemblement des Forces
Politiques et Sociales Acquises au Changement, Félix Tshisekedi, s’est
signalé hier dimanche 03 décembre au siège de l’Envol, sur l’avenue de
l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, en qualité d’invité
d’honneur de l’Alternance pour la  République (AR).La réunion du jour
visait à dénoncer la confiscation de la démocratie par la Majorité
Présidentielle, à travers la nouvelle loi électorale en gestation au
niveau du parlement.
Il était accompagné du président du Conseil des Sages du
Rassemblement, Pierre Lumbi.
Sur un ton ferme, Félix Tshisekedi  a appelé toutes les Congolaises
et tous les Congolais, de l’intérieur comme de la diaspora, à se
mobiliser pour sauver la démocratie menacée par la nouvelle loi
électorale modifiant celle de 2006.
Après avoir pris acte des analyses critiques  du président de
l’Alternance pour la République, Delly Sesanga contre la loi nouvelle
loi électorale, le président du Rassemblement a annoncé une nouvelle
marche pacifique le 19 décembre 2017 pour exiger le rejet de cette
nouvelle loi électorale mais également contrer les dérives du pouvoir
en place.
D’après Félix Tshisekedi, le régime en place, hérité de l’AFDL
(Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), a
échoué sur toute la ligne après 20 ans d’exercice du pouvoir. Il a
martelé  que le 31 décembre 2017, les Congolais et Congolaises doivent
sortir dans les rues, sur l’ensemble du territoire national, pour
donner un carton rouge au pouvoir en place. Le leader du Rassemblement
a demandé à la population de braver la peur pour vaincre la dictature.
Auparavant, Pierre Lumbi, le président du Conseil des Sages du
Rassemblement, a exhorté les militants et cadres des partis membres de
l’Alternance à la persévérance dans la lutte pour la  démocratie. Il a
fait savoir que cette lutte exige de gros sacrifices à tous.
A titre illustratif, il a rappelé la lutte historique des Noirs
d’Afrique du Sud, Mandela en tête, pour vaincre l’apartheid. Il estime
que la population congolaise ne devrait pas se fatiguer de répondre
aux appels du Rassemblement pour des actions pacifiques, afin de
déboulonner la dictature qui cherche à s’installer dans notre pays.
Contrairement aux  faucons de la Majorité qui parlent de l’échec des
marches du Rassemblement qui se sont muées en villes mortes le 30
novembre, Pierre Lumbi a fait état d’un grand succès : « Nous avons
réussi à paralyser plus de 16 villes sur l’ensemble du territoire
national, une première dans les annales des manifestations publiques
en RDC ».
Il faut rappeler que lors son point de presse animé le samedi 2
décembre 2017, le président du Rassemblement avait déjà appelé à une
nouvelle marche le 19 décembre après avoir dénoncé et condamné la
répression des forces contre les militants et leaders du Rassemblent
qui  manifestait pacifiquement.

ERIC WEMBA