Rassemblement : les frères ennemis attendus ce lundi à la Cenco

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En dépit de la reconnaissance officielle, par la Cenco (Conférence Episcopale Nationale du Congo) elle-même, de Félix Tshisekedi comme leader du Rassemblement, avec son colistier Pierre Lumbi d’abord le 03 mars 2017, au lendemain de leur désignation par leurs pairs, et
ensuite le jeudi 16 mars, à l’occasion de la reprise des travaux sur l’Arrangement Particulier une certaine confusion persiste. Pour ce faire, les « frères ennemis » sont attendus ce lundi 20 mars au Centre Interdiocésain.

C’est, dit-on, pour tenter de réconcilier les ailes de Félix Tshisekedi et de Joseph Olenghankoy, qui a reçu un soutien actif de la Majorité Présidentielle et ses « satellites », le vendredi 17 mars, après que le précité a formulé, en séance plénière, une motion contestant la désignation de Félix Tshisekedi à la Présidence du Rassemblement, et de Pierre Lumbi à la tête du Conseil des Sages.

Tout en considérant Félix Tshisekedi comme leur unique correspondant
au niveau du Rassemblement, les Evêques Catholiques estiment que le
rapprochement avec le camp de Joseph Olenghankoy est indispensable
pour permettre à cette méga plate-forme politique de débattre, en
toute sérénité, avec la Majorité Présidentielle, des points qui
fâchent au niveau de l’Arrangement Particulier, notamment la
désignation du Premier ministre du futur gouvernement de transition,
le remplacement d’Etienne Tshisekedi à la présidence du Conseil
National de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016, le partage des
portefeuilles ministériels.
On signale qu’une première rencontre convoquée le samedi 18 mars par
le Secrétaire  général de la Cenco a avorté, le camp Olengha ayant
boudé le rendez-vous. Nul ne sait si l’invitation de ce lundi sera la
bonne.
On laisse entendre que Félix Tshisekedi, pour sa part, a marqué son
accord total pour une telle rencontre, son souci majeur étant de
refaire l’unité du Rassemblement et de permettre à toutes ses forces
vives de participer à la dure bataille de la mise en œuvre de l’Accord
du 31 décembre 2016, prélude à l’organisation d’une transition devant
déboucher sur des élections présidentielles, législatives nationales
et provinciales transparentes, démocratiques et apaisées.
Certains observateurs estiment qu’après avoir donné son quitus au
tandem F. Tshisekedi-P.Lumbi à l’occasion de réouverture des
négociations directes entre toutes les parties prenantes au dialogue
du Centre Interdiocésain, la Cenco aurait dû se focaliser sur les
divergences entre la Majorité Présidentielle et le Rassemblement,
plutôt que de se laisser distraire par les détails d’une
restructuration déjà réglée en interne par l’écrasante majorité des
sociétaires du Rassemblement.
KIMP