Le Rapporteur du Sénat parle des élections pour 2017 ou 2018

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senat-congo-kinshasa-rdc (1)La République Démocratique du Congo a répondu présente à la réunion de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, APF, dont les travaux se sont déroulés du 11 au 13 avril 2016 à New York. C’est le Rapporteur du Sénat, Flore Musendu Flungu, qui y a représenté le pays. Intervenant à cette occasion, il a fait le point de la situation politique du pays, en mettant un accent particulier sur le processus électoral.

Il importe de signaler que la réunion des parlementaires francophones avait pour principal thème « La situation politique de chaque membre au cours des douze derniers mois ». Ainsi, après avoir rappelé le parcours de la RDC, marqué par des conflits armés ayant pu cesser grâce à l’Accord global et inclusif ayant sanctionné le Dialogue de Sun city, suivi de la mise en place des institutions de transition sous la formule du 1+4 (Un Président et quatre vice-présidents, Flore Musendu s’est réjoui du fait que le pays s’est mis sur la voie de la normalisation politique et du développement. Pour ce faire, il a remercié la communauté internationale pour son soutien. Il a annoncé, à l’occasion, que l’année en cours est électorale.

Il a rappelé que la RDC a déjà réussi à organiser deux cycles électoraux depuis que le pays s’est doté d’une Constitution promulguée le 18 février 2006. Il s’agit des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales en 2006, suivies de sénatoriales et de celle des gouverneurs de provinces en 2007 ainsi que des élections présidentielle et législatives nationales en 2011.

Nécessité d’un Dialogue politique

«Il est important aujourd’hui d’aller aux élections mais d’aller aux  élections dans un esprit apaisé pour éviter des contestations telles que cela est apparu au cours des derniers scrutins. Nous voulons un processus apaisé et transparent. D’où toute l’importance de l’appel au dialogue. Ce dialogue encouragé par la communauté internationale est appelé à être un moment où les Congolais pourront aborder sans tabous toutes les questions qui pourraient miner le processus électoral. Ce dialogue pourrait baliser la voie vers un processus consensuel, en tenant compte de réalités vraies et de différents défis », a déclaré le représentant de la RDC.

Avant de faire l’état des lieux, tel que présenté par la CENI, il a d’une part les  problèmes techniques liés à la mise à jour du fichier électoral, à l’enregistrement de nouveaux majeurs, au problème du budget qui était initialement arrêté à un milliard deux cent millions de dollars avant d’être rabattu à 900 millions.

Pour le financement, a-t-il fait savoir, le gouvernement s’est déjà engagé à doter la Ceni d’ici fin 2017 de 660 millions de dollars américains, soit 70% du budget global prévu.

Pour clore son intervention, Flore Musendu a déclaré que la RDSC a «  pris connaissance de la Résolution 2277 des Nations unies, particulièrement dans son volet relatif à l’organisation des élections libres et crédibles, en temps voulu. Nous partageons fortement cette volonté, et c’est pour ce faire que nous ne cessons d’approcher la Commission Electorale Nationale Indépendante qui – si les moyens sont réunis – pourrait revoir et mettre à jour son fichier électoral endéans 18 mois, c’est-à-dire avant la fin 2017. Cela pourrait nous permettre d’envisager soit l’organisation des élections partielles en fin 2017 et clôturer le processus à la fin 2018. Soit l’organisation des élections de manière générale en fin 2018 ». Voilà qui nécessite la tenue d’un dialogue entre acteurs politiques, a souligné le rapporteur du Sénat.

Dom