Radioscopie des « ETD » à l’UCC

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IMG_0319Les facultés de Droit et des Sciences Politiques de l’Université Catholique du Congo (UCC) ont organisé le mardi 12 avril 2016, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, un colloque intitulé : « Le gouvernement central et provincial, les enjeux de la gestion de l’espace public kinois ».

Le recteur de l’UCC  s’est fait représenter à ces réflexions par le secrétaire académique, l’abbé Libambu, et la Fondation Konrad Adenauer par son représentant-résident, Jan Cernicky. Il y avait également le directeur de cabinet de la ministre provinciale de l’Education, Genre et Information, Me Belade, les professeurs Obotela et Emmanuel Kasongo, ainsi que Georges Ingole de la Cellule Technique d’Appui à la Décentralisation.

Dans son mot de clôture, le doyen de la Faculté des Sciences Politiques, Philémon Mwamba, a rappelé aux étudiants le message leur délivré par les conférenciers, à savoir  qu’il y a des domaines de collaboration entre les gouvernements central et provincial ainsi que des matières spécifiques, ce qui exclue pas des conflits de compétences.

Il a souligné que si les gouvernements provinciaux se plaignent des interférences du pouvoir central dans les domaines réservés aux provinces, c’est le même scénario pour les Entités Territoriales Décentralisées (ETD) face à leurs hiérarchies provinciales.

Les conflits entre le pouvoir central et les gouvernements provinciaux ont pour toile de fond, la retenue à la source des 40 % aux ETD, trouvent leurs racines dans l’absence des textes, selon certains analystes politiques, mais pour d’autres, l’architecture de la décentralisation est incomplète.

Jan Cernicky a fait savoir que la FAK soutient des initiatives du genre de celle de l’UCC. Ingole,  Obotela, Kasongo et Belade Wapu ont parlé de la gestion de l’espace kinois en matières de voirie, de routes, de finances, de la libre administration dans une double administration, de la gestion des immondices, etc.

Ils ont fait savoir que la décentralisation a pour finalité d’assurer une meilleure survie de l’Etat, de rapprocher les gouvernants des gouvernés.

Pour Ingole, Kinshasa a 26 centres de décisions, à savoir les gouvernements central et provincial ainsi que les 24 communes. Les  marchés et autres édifices communaux devraient être couverts par des certificats d’enregistrement.

Kasongo a relevé les cas de conscience auxquels sont  confrontés certains cadres de la Fonction Publique, entre autres les chefs de divisions urbaines nommés par des Secrétaires généraux et affectés à leurs postes par les politiques. Il en est de même de plusieurs agents communaux.

Obotela est revenu sur la polémique relayée dernièrement par les médias en matière de gestion de la cagnotte de l’Union Européenne pour l’évacuation des immondices. Ce problème est grave avec au moins 6000 tonnes d’immondices produites quotidiennement à Kinshasa. Cela est dû à  l’urbanisation désordonnée de la capitale et à une démographie galopante.

En réponse aux préoccupations des étudiants, Me Belade a révélé que Kinshasa compte   innover en matière d’assainissement avec des agents ui feront la ronde des parcelles. Les propriétaires des parcelles mal entretenues recevront des avertissements et si cela perdure, ils  devraient être déférés devant des instances judiciaires.

Jean-Pierre Nkutu