Radicalisation de la grève des médecins en RD Congo : pour l’implication personnelle du Chef de l’Etat en vue de sauver des vies humaines menacées

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Zemanta Related Posts ThumbnailLa Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) demeure vivement préoccupée par la radicalisation de la grève des médecins des Services Publics de l’Etat depuis lundi 16 septembre 2013 et proteste vigoureusement contre l’attitude du gouvernement congolais qui frise le refus de trouver une réponse adéquate aux revendications fondées de cette catégorie socioprofessionnelle.

Les revendications des médecins portent principalement sur : la majoration de la prime des risques, l’actualisation des grades, l’alignement de nouveaux médecins sur le listing de la prime des risques, la mécanisation de nouvelles unités qui n’ont ni salaires, ni prime depuis deux ans.

En effet, quatorze (14) jours après le déclenchement de la grève initiée par le Syndicat National des Médecins (SYNAMED) lundi 02 septembre 2013, sans réponse satisfaisante de la part du gouvernement congolais, celle-ci est entrée dans sa phase de radicalisation se traduisant déjà par la polarisation des urgences dans les hôpitaux publics concrétisée par un chronogramme d’orientation programmée des malades dans deux (2) hôpitaux par jour, à travers la ville province de Kinshasa et ce, à dater du lundi 16 au mercredi 25 septembre 2013.

A titre illustratif, le chronogramme de polarisation des urgences a programmé lundi 16 septembre 2013 : Hôpital Kimbanguiste de Kinshasa (HKK), situé dans la commune de Kimbanseke et Hôpital Général de Référence (HGR) de la Rive, situé dans la commune de Ngaliema ; mardi 17 septembre 2013 :

Hôpital Général de Kinkole, situé dans la commune de la N’sele et la Clinique Kinoise, située dans la commune de la Gombe ; mercredi 18 septembre 2013 : Hôpital Général de Référence de Matete et de Makala (ex Sanatoruim) et jeudi 19 septembre 2013 : Hôpital Général de Référence de Kintambo et Centre Mère et Enfant (CME) de Ngaba, etc.

         En examinant de près la situation, il est fort difficile de sauver des vies humaines pour des patients en état critique, lorsque ces derniers sont orientés obligatoirement très loin des institutions hospitalières où ils sont directement acheminés en urgence, et ce, pour une population de plus de dix millions (10 000 000) d’habitants de la capitale congolaise, Kinshasa.

Aussi, il convient de souligner que le chronogramme de la polarisation des urgences n’est pas connu du grand public et présente d’innombrables risques pour la population en majorité démunie.

         Il sied de relever que pendant le préavis de la grève allant du 28 mai au 09 septembre 2013, deux commissions interministérielles instituées le 05 septembre 2013 pour décanter la situation ont adopté un barème intermédiaire applicable en octobre 2013.

A ce sujet, SYNAMED attend encore en vain des garanties formelles de la part du gouvernement congolais en faveur du paiement effectif de ladite prime.

         L’attitude du gouvernement face aux violations des droits économiques et sociaux des médecins est susceptible de favoriser la mort précipitée de nombreuses personnes guérissables, faute de prise en charge médicale adéquate en temps opportun.

         L’amélioration du barème salarial des médecins et de leurs conditions de travail ainsi que l’échelonnement en grade conformément au principe de l’ancienneté constituent des impératifs à prendre en compte par le gouvernement pour motiver et permettre aux médecins de s’acquitter honorablement de leur mission combien salutaire pour l’humanité.

         Eu égard aux menaces qui pèsent sur la vie de la population congolaise avec la radicalisation de la grève des médecins, la VSV craignant le pire sollicite l’implication personnelle du Chef de t’Etat, M. Joseph Kabila, en instruisant toutes affaires cessantes le gouvernement de :

– donner les réponses satisfaisantes aux revendications des médecins

des Services Publics de l’Etat, dans l’intérêt supérieur de la population congolaise ;

– prévenir et éviter le déclenchement de l’étape de la grève dite « hôpitaux sans médecins » et ce, en vue d’épargner la nation congolaise d’autres pertes inutiles en vies humaines ;

– remédier à la situation salariale et aux conditions de travail d’autres catégories socioprofessionnelles du secteur de la santé publique en vue d’endiguer d’autres crises éventuelles car gouverner c’est prévoir.

Fait à Kinshasa, Le 18 septembre 2013.

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme

La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) demeure vivement préoccupée par la radicalisation de la grève des médecins des Services Publics de l’Etat depuis lundi 16 septembre 2013 et proteste vigoureusement contre l’attitude du gouvernement congolais qui frise le refus de trouver une réponse adéquate aux revendications fondées de cette catégorie socioprofessionnelle.

         Les revendications des médecins portent principalement sur : la majoration de la prime des risques, l’actualisation des grades, l’alignement de nouveaux médecins sur le listing de la prime des risques, la mécanisation de nouvelles unités qui n’ont ni salaires, ni prime depuis deux ans.

         En effet, quatorze (14) jours après le déclenchement de la grève initiée par le Syndicat National des Médecins (SYNAMED) lundi 02 septembre 2013, sans réponse satisfaisante de la part du gouvernement congolais, celle-ci est entrée dans sa phase de radicalisation se traduisant déjà par la polarisation des urgences dans les hôpitaux publics concrétisée par un chronogramme d’orientation programmée des malades dans deux (2) hôpitaux par jour, à travers la ville province de Kinshasa et ce, à dater du lundi 16 au mercredi 25 septembre 2013.

         A titre illustratif, le chronogramme de polarisation des urgences a programmé lundi 16 septembre 2013 : Hôpital Kimbanguiste de Kinshasa (HKK), situé dans la commune de Kimbanseke et Hôpital Général de Référence (HGR) de la Rive, situé dans la commune de Ngaliema ; mardi 17 septembre 2013 :

Hôpital Général de Kinkole, situé dans la commune de la N’sele et la Clinique Kinoise, située dans la commune de la Gombe ; mercredi 18 septembre 2013 : Hôpital Général de Référence de Matete et de Makala (ex Sanatoruim) et jeudi 19 septembre 2013 : Hôpital Général de Référence de Kintambo et Centre Mère et Enfant (CME) de Ngaba, etc.

         En examinant de près la situation, il est fort difficile de sauver des vies humaines pour des patients en état critique, lorsque ces derniers sont orientés obligatoirement très loin des institutions hospitalières où ils sont directement acheminés en urgence, et ce, pour une population de plus de dix millions (10 000 000) d’habitants de la capitale congolaise, Kinshasa.

Aussi, il convient de souligner que le chronogramme de la polarisation des urgences n’est pas connu du grand public et présente d’innombrables risques pour la population en majorité démunie.

         Il sied de relever que pendant le préavis de la grève allant du 28 mai au 09 septembre 2013, deux commissions interministérielles instituées le 05 septembre 2013 pour décanter la situation ont adopté un barème intermédiaire applicable en octobre 2013.

A ce sujet, SYNAMED attend encore en vain des garanties formelles de la part du gouvernement congolais en faveur du paiement effectif de ladite prime.

         L’attitude du gouvernement face aux violations des droits économiques et sociaux des médecins est susceptible de favoriser la mort précipitée de nombreuses personnes guérissables, faute de prise en charge médicale adéquate en temps opportun.

         L’amélioration du barème salarial des médecins et de leurs conditions de travail ainsi que l’échelonnement en grade conformément au principe de l’ancienneté constituent des impératifs à prendre en compte par le gouvernement pour motiver et permettre aux médecins de s’acquitter honorablement de leur mission combien salutaire pour l’humanité.

         Eu égard aux menaces qui pèsent sur la vie de la population congolaise avec la radicalisation de la grève des médecins, la VSV craignant le pire sollicite l’implication personnelle du Chef de t’Etat, M. Joseph Kabila, en instruisant toutes affaires cessantes le gouvernement de :

– donner les réponses satisfaisantes aux revendications des médecins

des Services Publics de l’Etat, dans l’intérêt supérieur de la population congolaise ;

– prévenir et éviter le déclenchement de l’étape de la grève dite « hôpitaux sans médecins » et ce, en vue d’épargner la nation congolaise d’autres pertes inutiles en vies humaines ;

– remédier à la situation salariale et aux conditions de travail d’autres catégories socioprofessionnelles du secteur de la santé publique en vue d’endiguer d’autres crises éventuelles car gouverner c’est prévoir.

Fait à Kinshasa, Le 18 septembre 2013.

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme

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