Question orale : l’impossible conclusion L’opposition interpelle Minaku

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Le Vice-Premier et ministre de la défense Alexandre Luba Ntambo reviendra le lundi prochain à l’Hémicycle  répondre à la question orale avec débat soulevée par l’honorable Martin Fayulu sur  la situation sécuritaire très préoccupante à l’Est de la RDC en dépit du boycott de l’auteur de la question orale après le huit clos décidé à la plénière du mercredi 30 mai.
Au cours du point de presse animé hier jeudi au siège national du MPCR, les acteurs de l’opposition regroupés dans le groupe Parlementaire UDPS /Fac   ont demandé au président de la chambre basse qui a autorisé au Vice-premier ministre, ministre de la Défense de répondre à une question qui ne lui a pas été formellement posée d’éclairer leur lanterne  sur le député qui va conclure ladite Question Orale comme l’exige la procédure, conformément au règlement d’ordre intérieur de cette Assemblée.
Lisanga Bonganga, Roger Lumbala et Martin Fayulu ont saisi la balle au bond pour charger Aubin Minaku.
Ils accusent le speaker de la chambre basse de faire obstruction au débat démocratique en déclenchant le huit clos.
Ces acteurs de l’opposition ont déploré le fait que la chambre basse du parlement soit devenue un instrument au service du pouvoir en place.
Ils ont fustigé la conduite des débats par Aubin Minaku qui rappelle selon eux les tristes épopées que l’on rencontre généralement dans les républiques bananières.
Ce trio a pris le peuple congolais à témoin sur les dérives autoritaires  du président de l’Assemblée nationale qui a pourtant promis dans son discours d’investiture  de faire de la chambre basse un temple de la démocratie.
Que cache le président de l’Assemblée nationale en refusant que les députés puissent éclairer l’opinion à ce sujet, alors que la presse tant nationale internationale ne cesse à longueur de  journée de parler de la question sécuritaire à l’est ? Se sont- ils interrogé avant d’exiger au gouvernement de fixer l’opinion sur l’accord signé avec le Rwanda à l’insu du Parlement, en violation de la Constitution. Au cas contraire, l’Opposition prendre la population à témoin sur la complicité des autorités de Kinshasa sur la situation actuelle à l’Est. 
Tout en louant l’action de la presse contre la balkanisation de notre pays, Lisanga, Lumbala et Fayulu ont appelé la population congolaise  à la mobilisation pour barrer la route à ce projet des ennemis du Congo. 
 
 
        ERIC WEMBA

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