Quatre gouverneurs au chevet de Sokimo

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Le siège administratif de la SOKIMO (Société minière de Kilo-Moto) sis avenue des Sénégalais à Kinshasa-Gombe a servi de cadre, le samedi 23 avril, à la rencontre entre la haute hiérarchie de l’entreprise et les gouverneurs et vice-gouverneurs des quatre nouvelles provinces issues du démembrement de l’ex-Province Orientale, à savoir : Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri, et Tshopo.

La rencontre entre le Directeur Général de Sokimo, Jean Baudouin Kodravele Yingatu, et les dirigeants des quatre nouvelles provinces de l’ex-Province Orientale, a tourné autour de la santé minière de l’entreprise.

Le DG a, après avoir expliqué la situation que traverse la Société minière de Kilo-Moto, fait savoir aux gouverneurs et vice-gouverneurs que sa société n’a pas la maîtrise des réserves aurifères. Et cela a pour conséquence  la minorisation des parts congolaises dans les négociations avec les partenaires soucieux d’investir dans le secteur.

Jean Baudouin Kodravele Yingatu a aussi expliqué à ses interlocuteurs que l’outil de production fait actuellement défaut. Les concessions de la société sont spoliées suite aux guerres à répétition que la contrée connaît durant ces deux dernières décennies.

            Au passif de l’entreprise, il y a aussi cette accumulation des dettes fiscales énormes depuis que la société ne produit plus. Autre dossier lourd : c’est la pléthore du personnel qui se chiffre à 2610, alors que 700 suffiraient pour la faire fonctionner ! Ce qui constitue une terrible charge pour l’entreprise.

Il faut noter que cette rencontre était provoquée par des remous sociaux enregistrés dernièrement. C’est le cas du soulèvement du personnel pour protester contre l’accord de confidentialité avec le CNR/M.E.D.E.A (Centre National de Recherche), sous prétexte que les nouveaux dirigeants auraient vendu la Société Minière de Kilo-Moto. Or, a précisé le Directeur général, cet accord n’a rien à avoir avec la vente. Il concerne plutôt l’échange d’informations entre parties. Et bientôt, il touchera à terme.

            Pour leur part, les gouverneurs et vice-gouverneurs nouvellement élus étaient venus s’enquérir de la situation de la seule grande entreprise de leurs provinces, pour chercher des voies et moyens de la relance de ses activités. Il importe de préciser que Sokimo est présente dans deux des quatre provinces issues du démembrement de l’ex-Province Orientale, à savoir Haut-Uélé et Ituri.

            A propos des conflits qui opposent la Sokimo à la population, notamment des exploitants artisanaux, JB Kodravele Yingatu, a rappelé que Sokimo dispose d’un permis d’exploitation et de recherche. Mais, à cause de l’arrêt des activités, faute d’outil de production, des privés font intrusion dans la concession de la société.

            Pour la relance de la production, il compte sur un appui financier de l’Etat propriétaire.

Dom