Quatre fonctionnaires  exigent une enquête contre un réseau mafieux

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 Au cours d’un face à face avec la presse, hier lundi 5 janvier 2015, à la Gombe, quatre agents de carrière des services publics de l’Etat, à savoir Tawabangazay Théophile, BakatupolaKamenga, Etumba Nickel et KirongoziFalai, ont dénoncé des actes de fraude dans le chef des autorités administratives, notamment le secrétaire général à la Fonction Publique en charge des actifs et son chef de division. Au-delà d’une sanction pénale exemplaire, ils réclament que leurs primes qui seraient injustement retenues par le Secrétaire général chargé des actifs soient payées et que leurs noms retirés frauduleusement des listings de paie soient réintégrés. Ils exigent également qu’une enquête soit menée afin de mettre hors d’état de nuire le réseau mafieux qu’aurait instauré le secrétaire général aux actifs.

C’est depuis le mois de janvier 2014  ont-ils soutenu, qu’ils sont privés de leurs primes et considérés comme des agents décédés et irréguliers, un mensonge grossier parce qu’ils sont bel et bien en vie. Ils ont découvert d’eux-mêmes que c’est le secrétaire général aux actifs, en complicité avec le chef de division du personnel, qui ont imaginé une stratégie visant à les remplacer par des agents  non mécanisés.

            Pour rappel, tout est parti d’une injonction du Premier ministre, soucieux  de maîtriser les effectifs des fonctionnaires, qui avait instruit le ministre de la Fonction publique, par sa lettre N°CAB/PM/CR/JPM/2012/01612 du 31 juillet 2012, de retirer avec effet rétroactif tous les arrêtés portant admission sous statuts et nomination des agents de carrière des services publics de l’Etat pris depuis octobre 2010. Mais au lieu de retirer les arrêtés pris depuis octobre 2010, le Ministre de la Fonction Publique s’est plutôt employé à retirer des arrêtés pris bien avant la période visée par le Premier ministre, en l’occurrence les arrêtés des actuels plaignants. Toujours selon ces infortunés, le secrétaire général aurait choisi de contourner l’ordre du Premier ministre, en les inscrivant sur les listes d’agents décédés et irréguliers. Alors qu’ils ne sont ni décédés ni irréguliers et ne sont nullement concernés par la lettre précitée, en raison de la date de leurs arrêtés de nomination largement antérieure à 2010. Pire, ont-ils ajouté, le secrétaire général de la Fonction publique chargé des actifs aurait également rédigé une lettre dans laquelle il les a présentés comme des agents nommés après 2010. Tout cela, pour justifier leur suspension frauduleuse des listings de paie au profit de ses proches.

 

                                   Murka