Putsch au GPR : Konde Vila Kikanda proteste

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Sortie-ARC-dec-2013-3Le Groupe Parlementaire du Renouveau (GPR) à l’Assemblée nationale connait une situation confuse. La dernière fronde du G7 au sein de la Majorité présidentielle a eu de terribles répercutions sur ce groupe majoritairement composé des députés de l’ARC d’Olivier Kamitatu.

En effet, les députés membres du GPR à l’Assemblée Nationale, qui ont refusé de suivre leur chef dans sa fronde aves ses camarades du G7, ont opéré un putsch contre l’actuel président du Groupe Parlementaire du Renouveau, Konde Vila Kikanda, resté Fidèle à l’ancien ministre du Plan.

On indique que lors de la conférence des présidents tenue en date du 21 septembre 2015, le speaker de la chambre basse du Parlement a donné lecture d’une correspondance reçue d’un groupe des député membres du Groupe Parlementaire de Renouveau (GPR),  avec à leur tête Boris Mbuku et Elysée Munembwe, tous les deux  membres de l’ARC.

Dans cette lettre, ces députés ont clairement affirmé leur rupture avec leur ancienne Autorité morale, Olivier Kamitatu, et décrété la destitution de l’équipe conduite par Konde Vila Kikanda, automatiquement remplacée par une nouvelle équipe dirigeante, dont la composition a été communiquée à Aubin Minaku.

Principale victime de ce coup de force, Konde Vila kikanda n’a pas tardé à réagir, via une lettre de protestation adressée au président de l’Assemblée Nationale. Dans sa missive, il lui a fait observer que les députés du GPR n’ont jamais tenu une quelconque assemblée générale pour décider du renouvellement du bureau de leur groupe parlementaire. Il a mis les frondeurs au défi d’apporter la preuve de la convocation d’une quelconque réunion relative à ce dossier.

Konde souligne par ailleurs que l’article 17 du règlement intérieur stipule que les membres du bureau sont désignés par consensus. Tout en démontrant que le principe du parallélisme de forme et compétence voudrait que ces membres soient aussi destitués par consensus, le président du GPR a souligné qu’aucun consensus ne s’est dégagé dans ce sens.

«Nous mettons toute personne qui soutiendrait le contraire au défi de produire le procès- verbal constatant ledit consensus », a-t-il indiqué, avant de soutenir que pareille hypothèse n’est même pas envisageable car aux termes de l’article 46, dernier alinéa, du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les groupes parlementaires sont constitués pour la durée de la législature.

Konde ne doute plus du fait que les auteurs de la lettre ont tenté un coup de force pour  renverser le bureau du GPR.

            Ce haut cadre de l’ARC dénonce les auteurs du putsch qui se recrutent parmi les députés des partis membres du G7, qui ont décidé de quitter leurs partis après l’exclusion de ceux-ci de la Majorité présidentielle, en vue de continuer à siéger dans cette structure.

            De son point vue, le bureau de l’Assemblée nationale ne devrait pas admettre un coup de force et légitimer un bureau constitué en toute illégalité.

Pour Konde, les députés qu’il qualifie de « nomades politiques », qui se sont écartés de la ligne de conduite de leurs partis, ne peuvent plus engager le GPR.

            Le précité invite l’Assemblée nationale à veiller à empêcher les putschistes à ne pas renverser le bureau du GPR comme ce fut le cas à l’Assemblée provinciale de l’Equateur.

ERIC WEMBA.