Psychose de mardi ou couvre-feu ? : «Ozone» sous la botte des inciviques

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Si l’on continue à s’interroger sur les mobiles qui ont poussé les forces obscures à tenter de prendre d’assaut le Camp Tshatshi mardi dernier, il n’en demeure pas moins vrai que la question de la véritable identité de ces assaillants n’a toujours pas livré ses secrets. Le flou et le doute persistent et profitent inévitablement aux accusés. Cette confusion ne serait-elle pas à la base de l’insécurité qui a élu domicile au quartier Ozone et plus particulièrement au niveau des habitations, maisons de commerce et autres lieux des plaisirs situés le long de la grande muraille qui sépare ce quartier avec d’une part le Camp Tshatshi et d’autre part le Centre de la REGIDESO ?

            Des hommes en armes et tenues opèrent au grand jour et se livrent à des actes de banditisme pour arracher de l’argent, des bijoux, des appareils de téléphonie cellulaire et d’autres biens de valeur aux passants et habitants de ce coin, sans être du tout inquiétés. Les habitants de ce quartier et ceux qui le fréquentent pour y rendre visite à leurs familles, amis  et connaissances vivent un calvaire depuis les évènements rocambolesques de mardi dernier.  La nuit, la situation devient plus dramatique car des inciviques se livrent à des viols et actes de violence sur tout celui qui ose opposer une quelconque résistance, ont indiqué au Phare certaines victimes qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Un couvre-feu  qui ne dit pas son nom ? 

            La question  qui circule sur toutes les lèvres est celle de savoir pourquoi les autorités administratives, sécuritaires et militaires gardent le silence face à ces traitements infrahumains et dégradants infligés à des paisibles citoyens. Mardi dans l’après-midi, le gouverneur de la Ville a fait une apparition sur les écrans des médias locaux pour appeler les populations kinoises et des environs à garder leur calme et à vaquer à leurs occupations car la situation avait été rétablie par les forces de l’ordre et que les assaillants avaient été neutralisés. Le ministre de la Communication et des Médias est venu à sa rescousse pour indiquer que ces assaillants provenaient des milieux de nos compatriotes refoulés du Congo-Brazzaville au mois d’avril dernier. Les services de sécurité avaient mis la main sur certains d’entre eux qui seraient déjà déférés à l’Auditorat Militaire pour des interrogatoires serrés en vue de déterminer les commanditaires et complices locaux et étrangers.

            L’opinion s’interroge : est-on devant un couvre-feu qui ne dit pas son nom ? Ceux qui apparaissent comme des éléments incontrôlés de l’armée ne profitent-ils pas de la psychose provoquée par ces incidents malheureux survenus mardi dernier pour s’adonner à ces actes de violence, de viols, d’extorsion des biens d’autrui pourtant réprimés par le Code Pénal Militaire ?

L’autorité administrative et sécuritaire interpellée

            Pourtant, administratives, politiques et sécuritaires avaient rassuré les Kinois que la situation était sous contrôle et les invitaient à continuer à vaquer à leurs occupations. Il est donc urgent que les mêmes autorités prennent des mesures coercitives à l’endroit de ces inciviques pour assurer la sécurité des populations kinois et de ce quartier de l’Ozone.  Il en va de leur crédibilité et de la vie des millions des Kinois qui n’ont rien fait pour mériter ce sort peu enviable et ingrat. La balle est dans le camp du pouvoir en place en ces temps où les débats se focalisent sur les préparatifs des élections générales.

F.M.

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