PSR : les éléments tracassiers et brutaux désormais mis à découvert

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imagesLes grands ronds-points de la ville de Kinshasa, certains carrefours importants, les arrêts de principaux marchés, et les terminus de bus dans les communes, sont tenus sous une certaine surveillance, depuis le samedi 24 mai 2014, par des éléments de la Police spéciale routière moulés dans leur nouvel uniforme bleu foncé. A la différence avec les anciens, les nouveaux éléments de la Police spéciale routière sont désormais reconnaissables par un numéro d’identification apposé sur leur pantalon, ainsi que sur leur casque. Telle est l’innovation que vient de décider et de faire appliquer le commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint Kanyama.

Certains automobilistes qui découvrent cet uniforme assez distinctif et très remarquable, s’en réjouissent. Car, ils pensent, arguent-ils, qu’il est dorénavant plus facile d’identifier les policiers tracassiers qui s’adonnent à longueur de journées, à la saisie des documents de bord de véhicules, sans motif valable et qu’ils ne restituent que moyennant le versement des pourboires. Il en est de même des policiers bagarreurs, friands des empoignades avec les chauffeurs de taxis et de mini-bus, des injures à l’égard des convoyeurs et des passagers. Comme aussi des agents acrobates qui s’accrochent aux portières de véhicules, arrachent les plaques minéralogiques et frappent les véhicules avec leurs matraques.

Désormais, aucun policier de la PSR ne peut s’offrir en spectacle et échapper à son identification, en vue de sa traduction pour poursuites judiciaires devant les instances judiciaires.

L’identification des agents qualifiés permet donc à certains témoins des scènes de brutalité, de pouvoir alerter l’Inspection générale de la police ou le numéro vert, afin de les inviter à intervenir et à sanctionner les éléments indélicats.

En tous cas, ce système mérite d’être expérimenté sur le terrain pour éprouver son efficacité et  son applicabilité.

D’autres usagers de la route très sceptiques pensent que le changement de mentalités et de comportements que l’on attend des éléments de la PSR ne viendrait pas d’un changement d’accoutrement, mais du mental de ces agents. A la lumière de nombreuses plaintes émises souvent à l’égard de ces policiers, il faudrait que ce changement de tenue puisse nécessairement s’accompagner des sanctions administratives et pénales. Car, certains réputés éternels tracassiers excellent dans leur impunité, parce qu’ils sont des protégés des commandants compagnie ou du commandant bataillon.

L’identification rapide de ces policiers permettra à la longue, aux différents services de la PNC saisis par les victimes ou les témoins des abus et autres observateurs, de constituer le dossier disciplinaire de mauvais éléments lâchés sur nos routes, de manière à les ficher et à les extirper de cette unité qui a tout intérêt à refaire son image de marque et à rebâtir sa crédibilité.

L’initiative du commissaire provincial de la police ville de Kinshasa, dévoile sa détermination à doter la ville de Kinshasa, siège des institutions nationales,  d’une Police spéciale routière réellement au service des usagers de la route, et non qui enrichit ses hommes en entretenant un climat permanent de terreur.

            Il revient donc aux automobilistes constamment harcelés pour les «  mabonza » et devenus des « otages » des policiers, de dénoncer des abus et leurs auteurs. C’est par ces dénonciations que la PNC pourra opérer des vagues d’assainissement de ses éléments véreux.

                                                                                                               J.R.T.  

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