Projet Inga III : la société civile veut avoir son mot à dire

1
44

Société CivileLa République Démocratique du Congo est comptée parmi les pays qui connaissent une faible  desserte en électricité dans le continent. Pour pallier cette situation, le gouvernement a mis sur pied le projet de construction du barrage «Inga III ». A cet effet, la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique (Corap en sigle) a organisé une journée de formation et d’information à l’intention d’une cinquantaine d’organisations de la société civile sur le projet Inga III. Cette séance d’échange a eu lieu, hier jeudi 22 mai 2014 à la paroisse Saint Eloi, dans la commune de Barumbu. Et, elle avait pour orateur Justin Mobomi, membre du comité exécutif du Corap et du Centre National d’Appui à la Participation Populaire et Développement.

Elle a pour objectif général de susciter au sein des acteurs de la société civile une prise de conscience étendue sur la nécessité d’engagement pour le suivi du dossier Inga III. Les objectifs spécifiques sont :

– informer et sensibiliser, en dehors du Corap, d’autres organisations pour les inciter à suivre de prêt ce dossier capital pour tout les Congolais ;

– populariser le projet Inga III,

– dégager et adopter une position commune des organisations de la société civile sur ledit projet ; etc.

Les échanges entre l’orateur et les participants étaient basés sur les défis, enjeux, et perspectives pour la société civile sur le projet Inga III.

L’orateur a focalisé son exposé sur les six axes d’engagement du gouvernement, parmi lesquels: la gouvernance du projet Inga III ; les cadres fiscales du projet ; la répartition de l’énergie produite ; la structuration du partenariat public-privé ; les aspects environnementaux et sociaux ; etc. Cependant, les travaux en carrefours ont consisté en l’analyse de chacun des engagements.

Etat de lieux de la RDC

Dans son exposé, Justin Mobomi a donné les statistiques par province de la population congolaise ayant accès à l’énergie électrique. Il s’est référé à une étude menée en 2011 : Kasaï-Occidental: 0,5%, Bandundu : 0,6%,  Kasaï-Oriental : 1,0%, Equateur 1,4%, Maniema 3,0%, Nord-Kivu 3,1%, Province Orientale 3,6%, Katanga7,1%, Sud-Kivu 7,9%, Bas-Congo 11,3%, Kinshasa 44, 1%. En moyenne, seuls 9% de la population ont accès à l’électricité sur l’ensemble  du pays. Alors que le taux de desserte en électricité dans les pays africains est de 28%.

Recommandations

Pour palier cette situation et faciliter la transparence, la société civile recommande :

– l’implication de la société civile dans les agences à créer pour faciliter la transparence ;

– créer une commission de contrôle de la société civile pour le suivi et évaluation ;

– impliquer les institutions nationales de fiscalité et la société civile dans la gestion ;

– le gouvernement doit améliorer les conditions de fonctionnement de la Société nationale d’Electricité pour lui permettre de bien gérer les quotas prévus pour chaque province ;

–  mettre en place un mécanisme de médiation ;

– mettre en place une consultation régulière à chaque étape du projet avec la population locale et riveraine du fleuve Congo ; etc.

    Dorcas NSOMUE 

LEAVE A REPLY

*