Projet Inga 3 : la Société Civile exige le respect des normes

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Inga-2Des organisations de la Société Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique (Corap) se sont réunies le mardi 11 mars 2014 au siège du Centre National d’Appui au Développement et à la Participation Populaire, dans la commune de la Gombe.

Au cours de cette rencontre, elles ont analysé la question relative au prêt de 73 millions de dollars américains que la Banque Mondiale devra allouer au gouvernement congolais pour la réalisation du « Projet Inga 3 », dans la province du Bas-Congo.

 A cet effet, le Conseil d’Administration de la Banque Mondiale devait statuer le mardi 11 mars 2014 sur tous les paramètres pouvant permettre la réalisation dudit projet. La Coalition des organisations de la Civile pour le Suivi des Réformes et de l’Action Publique avait salué l’initiative. Néanmoins, elle avait adressé une lettre au gouvernement et à la Banque Mondiale, faisant état de quelques préalables à respecter avant l’ouverture du chantier.

Ces revendications pertinentes sont en examen à la Banque Mondiale. Cependant, elles ont fait objet d’un report de la rencontre du Conseil d’Administration de la Banque Mondial au jeudi 20 mars 2014 afin de statuer sur le dossier. Cependant, le gouvernement n’a pas fait mention des revendications du Corap.  D’où la crainte de celle-ci de voir la non-transparence envelopper certaines rubriques.

Ces revendications portent sur cinq points :

-la réhabilitation des familles affectées par Inga 1 et 2 ;

-l’affectation de 50% de l’électricité qui sera produite aux besoins de la population congolaise ;

-le respect des normes techniques, environnementales et sociales internationales ;

– la large diffusion de l’information concernant le projet Inga 3 auprès du grand public ;

-l’implication effective de la Société Civile dans toutes phases du projet.

 La Corap a indiqué qu’elle n’était pas contre le Projet Inga 3 mais qu’elle s’insurgeait contre tout projet qui ne prendrait pas en compte la dignité humaine et le respect de l’environnement.

            Elle a rappelle au passage la Déclaration du Sommet sur le Développement durable de 2002 et 2012 , le Protocole du sommet d’Addis-Abeba relatif au développement des énergies propres et la déclaration du Secrétaire général des Nations-Unies sur le développement des énergies durables et l’amélioration de l’accès à l’énergie d’ici à 2030.

Dorcas NSOMUE             

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