Projet de construction de 900 classes dont 456 à l’Equateur et 444 au Kasaï-Occidental

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Le Projet de Soutien à l’Education de Base (PROSEB) a été lancé le lundi, 15 juillet 2013, par le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba, devant plusieurs Partenaires techniques et financiers dont les représentants de la Banque Mondiale, du Partenariat Mondial pour l’Education, de l’Unicef, etc. Il a pour devise « une éducation de qualité pour tous ». C’est un projet de trois ans, financé par le Partenariat Mondial pour l’Education. Il convient de se souvenir qu’en vue de soutenir l’Education dans notre pays, cet organisme avait accepté d’octroyer à la Rd Congo 100 millions USD pour l’exécution de son Programme Intérimaire de l’Education (P.I.E.) – et exécuté sur terrain par l’administration de l’EPSP, sous la supervision de la Banque Mondiale. L’Unicef est appelée à jouer le rôle dévolu à une « Agence de coordination ». Parmi les objectifs mis en exergue figure la construction des infrastructures scolaires et la distribution des manuels scolaires. A cet effet, il est prévu la reconstruction et la réhabilitation de 900 classes du primaire dont 456 pour l’Equateur et 444 pour le Kasaï-Occidental ; la réalisation de 26 forages sur les sites où les puits sont fructueux ; la distribution des manuels scolaires, etc.   

         Présentant le projet à l’assistance, le ministre de l’EPSP a souligné que c’était là une contribution importante à l’opérationnalisation du P.I.E., avec un focus sur les provinces du Kasaï-Occidental et de l’Equateur pour certaines activités. Proseb, selon lui, s’aligne tout à fait sur les composantes du PIE : infrastructures scolaires, formation continue des enseignants, appui aux bureaux gestionnaires. Le Proseb, a encore dit le ministre, revêt un caractère spécial pour le gouvernement. D’abord, il engage des actions d’amélioration directe de notre système éducatif et contribue à la mise en place des réformes pour le développement durable de notre système éducatif ; ensuite, il s’inscrit dans un programme qui sera exécuté directement par le gouvernement, notamment à travers ses administrations ; enfin, parce que le Proseb pose un vrai défi : ou il va ouvrir au sous-secteur de l’EPSP d’autres portes de financement et d’autres initiatives, y compris celle du Gouvernement ; ou alors il les ferme pour longtemps. C’est pourquoi, a conclut Maker Mwangu, l’équipe de mise en œuvre , sous la direction du Secrétaire général de l’EPSP et l’appui de tous, a l’obligation de résultat.

Des exigences pour maximiser l’impact et assurer un

soutien efficace

         Prenant la parole, la Représentante de l’Unicef en Rd Congo, Mme Barbara Bentein – qui représentait pour la circonstance les partenaires techniques et financiers – a noté l’option du gouvernement congolais pour l’universalisation de l’enseignement primaire. A ce sujet, elle a salué les efforts consentis pour augmenter le pourcentage du budget national alloué à l’éducation. A ce sujet, elle a souligné que les partenaires techniques et financiers avaient invité – lors de l’endossement du PIE – le gouvernement à  fixer l’objectif d’atteindre la moyenne africaine de 20% du budget national pour l’éducation. Elle a aussi rappelé les exigences du Partenariat Mondial pour l’Education qui tient au suivi de l’augmentation du budget, à l’attention accordée à l’enseignement dans la langue maternelle et au fait que l’Entité de supervision qu’est la Banque mondiale dispose de suffisamment d’agents sur le terrain pour superviser un programme d’une telle envergure. Par ailleurs, le Représentant de la Banque mondiale a accepté son rôle d’Entité de supervision du Proseb, un projet conçu pour l’exécution du PIE et dont l’objectif ambitieux, a-t-il dit, vise le développement de l’accès à un enseignement de qualité et équitable.

Auparavant, le Vice-ministre des Finances a insisté sur les sanctions qui seront appliquées à l’endroit de tous ceux qui se hasarderont à dépasser les montants prévus.

SAKAZ 

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