Les professeurs d’universités exigent la révision à la baisse du budget de la CENI

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Le Réseau des Associations des Professeurs d’Universités du Congo (RAPUCO) vient de procéder à une analyse de la situation politique de la RDC. Il s’agit notamment du pré-dialogue de la Cité de l’Union Africaine, de l’Accord politique du 18 octobre 2016, de la démission du gouvernement Matata, de la nomination du 1er ministre Samy Badibanga et du dialogue inclusif piloté par la Cenco.

C’est à travers un échange avec les médias qu’Antoine Kitombole Tshovu, président du RAPUCO et de l’Association des Professeur de l’Université de Kinshasa (APUKIN) a donné la position de ses pairs.

Selon ceux-ci, la question principale sur laquelle doivent se focaliser la Majorité présidentielle et le Rassemblement, c’est l’organisation des élections dans un court délai.

A ce sujet, les « dialogueurs » doivent mettre le peuple au centre de tout puisqu’il est le souverain primaire. Etant donné qu’il avait pris la décision de céder momentanément son pouvoir aux politiques au travers les élections dont le mandat est déterminé par la Constitution afin de promouvoir l’alternance politique au pays, les élus devraient lui rendre compte.

« La Ceni ne doit pas être un organe de blocage »

La CENI a présenté au début de la semaine passée un projet budget
revu et corrigé estimé à 1,8 milliards de dollars américains pour
l’organisation de différents scrutins. A ce sujet, le Rapuco pense que
ce budget doit être revisité puisqu’il ne faut pas que la Ceni soit un
organe de blocage de l’organisation des élections avec une facture
aussi salée.
Le pays connait beaucoup des difficultés, d’où la nécessité de
baisser sensiblement ce budget pour que les élections soient
organisées le plus tôt possible. «La CENI est l’institution maitresse
et motrice de notre démocratie pour sortir le pays de la crise de
légitimité des institutions, à commencer par le Président de la
République. Il n’y aura jamais de crise si le peuple récupère à des
moments prévus par la Constitution son pouvoir », a-t-on souligné.
L’occasion faisant le larron, il a été rappelé aux participants au
mini-dialogue du Centre interdiocésain, acteurs politiques comme
activistes de la société civile, qu’ils ne sont pas là pour le partage
des postes et la défense des intérêts d’un camp politique pour
l’intérêt général.
Dorcas NSOMUE