Un professeur de l’ISC devant la barre

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 Makengo, professeur à l’Institut Supérieur de Commerce de la Gombe (ISC/Gombe), est trainé devant la barre au Tribunal de grande instance de Gombe (TGI/Gombe) par un certain Arthur, au motif qu’il aurait commis les infractions de faux en écriture, usage de faux et escroquerie dans un dossier relatif à la vente d’une parcelle située dans la commune de Ngaliema. L’audience publique d’hier mardi 14 juin 2016 a consisté à la comparution des témoins cités à charge par la défense, ainsi qu’à la plaidoirie. Il s’agit des témoins Malukelo, chef des travaux à l’ISC ainsi que de Thérèse Umba Makengo, épouse du professeur précité. En ce qui concerne la narration des faits de Thérèse Umba Makengo, elle a renseigné que le plaignant Arthur avait à leur insu cédé sa voiture à l’un de ses enfants. Ledit enfant avait connu un accident de circulation qui avait endommagé ce véhicule. Peu après l’enfant voulait se suicider à cause des menaces qu’il recevant
d’Arthur, propriétaire de la voiture.

C’est ainsi que pour trancher ce litige et sauver la vie de son
enfant qui se faisait des soucis et était malmené par Arthur, elle
avait décidé en dépit de la résistance de son mari, de vendre l’une de
leurs parcelles qui fait présentement l’objet de ce litige. C’était
une façon pour elle de régler le conflit qui existait entre son fils
et le propriétaire du véhicule. Le prix de la voiture revenait à 750
dollars. Ils s’étaient entendus avec Arthur sur la vente de la
parcelle. Ce dernier a préféré occuper la parcelle en remplacement de
son véhicule endommagé. Le problème était bien résolu. Mais peu après
Arthur s’était arrangé avec le professeur pour un arrangement à
l’amiable. C’est-à-dire, le professeur Makengo tenait beaucoup à sa
parcelle. C’est ainsi qu’il s’était arrangé avec Arthur pour le
remboursement du montant global de son véhicule, a fait savoir Thérèse
Umba Makengo. Elle a en outre soutenu que son mari versait
progressivement l’argent à Arthur pour récupérer sa parcelle qu’elle
avait vendue par contrainte pour sauver la vie de son fils qui était
tout le temps malmené. Elle a indiqué que  Arthur, malgré toutes les
restitutions faites par le professeur Makengo, ne voulait plus quitter
le lieu et oppose la résistance. Raison pour laquelle le professeur
Makengo l’avait assigné en déguerpissement, a relevé Thérèse Makengo
Umba.
En réplique, selon l’avocat-conseil de la partie adverse, Arthur a
demandé l’irrecevabilité des moyens soulevés par la partie adverse au
motif que son argumentaire ne tient pas debout. Il y a faux en
écriture dans le chef du professeur Makengo. Il a indiqué que son
client est victime d’une escroquerie de la part du professeur Makengo.
Il n’ y a jamais eu remboursement du montant de la vente ni de son
véhicule, il cherche simplement des moyens mafieux pour lui ravir sa
parcelle alors que  c’est lui qui est actuellement propriétaire
exclusif du lieu querellé. Il n’y a jamais eu restitution de 750
dollars. Il convient de préciser que le Tribunal de céans est saisi en
degré d’appel par la requête de l’appelant Arthur qui sollicite la
reformulation de l’œuvre du premier juge qui aurait  mal dit le droit
en faveur de la partie appelé, professeur Makengo. Le plaignant Arthur
veut obtenir du tribunal de céans la correction de l’erreur commise
par son prédécesseur ; et  attaque les actes faux brandit par Makengo
devant le premier juge, lesquels lui ont donné raison.
Et pour tous les préjudices, il a demandé des dommages et intérêts de
150000 USD payable en francs congolais, car son client vit dans des
tracasseries énormes. Le ministère public a dans son avis demandé la
recevabilité de l’appel interjeté par Arthur, et d’anéantissement de
l’œuvre du premier juge, parce que c’est une décision rendue en
partie. Le premier juge ne s’est décidé que sur la première infraction
liée au faux en écriture sans dire un mot concernant la deuxième
infraction sur l’usage de faux.
Murka