Processus électoral : le Rodhecic met les bouchées doubles

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Le secrétaire exécutif du Réseau d’Organisations des ongs des droits de l’homme et d’éducation civique d’inspiration chrétienne « Rodhecic », Paul Kabeya, s’est entretenu le vendredi 25 mai 2018 avec les médias.  Ce face à face a eu lieu au CEPAS. Pendant près d’une demie-heure, il a rappelé  aux chevaliers de la plume  que les acteurs sociaux regroupés au sein du Rodhecic s’emploient à amener les populations à s’approprier le processus électoral. A quelques mois des échéances  de décembre 2018, lui et ses pairs du comité exécutif sont appelés à mettre les bouchées doubles.  C’est dans ce sens  que des dizaines d’observateurs du Rodhecic installés  dans l’arrière-pays viennent de séjourner  à Kinshasa.

            Il y a quelques jours, a fait savoir Kabeya,  des acteurs sociaux résidant à Kindu, Kwilu et même  Kisenso ont suivi  des séances de renforcement des capacités. Le Rodhecic s’est appuyé sur ses partenaires   du monde associatif pour atteindre des kinois domiciliés à Kintambo, Kinkole et ailleurs.  A l’en croire, au cours de ces échanges,  les problèmes liés aux élections avec tous leurs contours  ont été débattus. Les personnes ayant suivi ces enseignements ont l’obligation d’en faire la restitution aux autres  acteurs sociaux.

            Dans la foulée, il est revenu sur la journée de sensibilisation sur le processus électoral  organisée au courant de cette seconde moitié du mois de mai 2018  à l’intention des filles mères et maraichères de Kimwenza.

            Dans l’entendement de certaines personnes,  a rappelé l’hôte des médias, le problème des élections est l’affaire d’une certaine frange de la société. Mais, en réalité, les élections ont un caractère transversal et ne sont pas seulement l’affaire des politiciens.  Et d’indiquer que lui et la gent féminine de Kimwenza ont échangé sur la machine à voter, le calendrier électoral, les innovations apportées à la loi électorale.

Il s’est dit surpris de voir que certaines personnes n’avaient aucune idée de la date des élections de cette année. Ce déficit criant d’informations l’inquiète, a-t-il noté.

            Assurant avoir expliqué avec force détais aux filles mères et maraîchères de Kimwenza ce qu’on entend par machine à voter et tout ce qui se rapporte au calendrier électoral et les innovations apportées à la loi électorale, il n’a pas exclu la possibilité d’organiser d’autres activités du genre de celle qui a eu lieu au quartier urbano-rural sus évoqué dans d’autres coins de la capitale.

Jean-Pierre Nkutu