Processus électoral : Puela exige l’enrôlement de tous les électeurs

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puela«Le processus électoral au regard de l’évolution de la situation générale du pays » : tel est le point essentiel autour duquel le député national Albert Fabrice Puela, vice-président de la Renaissance du Congo (RECO), a échangé avec la presse hier lundi  3 août 2015 à la paroisse Notre Dame de  Fatima, dans la commune de Gombe, en présence du président de son parti, Masumbu Baya, de Martin Fayulu, président de l’ECIDE et coordonnateur des FAC, ainsi que de la jeunesse.

 Estimant que le rejet par le Sénat du projet de loi d’approbation des annexes portant répartition des sièges, tel que l’Assemblée Nationale le lui avait  transmis pour une seconde lecture, hypothèque les élections locales tant décriées, Fabrice Puela a saisi cette occasion pour inviter les politiques à tirer les conséquences de la détérioration de cette situation générale du pays et à prendre des mesures courageuses à même de sauver la Nation.

Il s’agit, pour lui, d’obtenir rapidement et en priorité, le renouvellement du fichier électoral par l’enrôlement de tous les électeurs, y compris les nouveaux majeurs et les Congolais de la diaspora, ainsi que la dissolution des assemblées provinciales et du bureau de la Ceni qui, a-t-il soutenu, a montré son inféodation à la majorité au pouvoir, par des décisions intempestives et souvent concoctées dans les officines de cette dernière.

Cet élu du peuple a ainsi appelé les uns et les autres à faire preuve de responsabilité et à se rendre à l’évidence que le calendrier électoral global de la CENI n’est plus réalisable, suite aux contraintes objectives liées au manque des ressources financières, au cadre légal inachevé pour les élections locales ainsi qu’au refus de l’ensemble de la classe politique et des forces vives, d’accepter des élections avec un fichier électoral corrompu, qui héberge encore des personnes décédées et ignore les jeunes en droit de voter depuis juillet 2011.

Etant donné que de toutes les échéances électorales, seul le scrutin présidentiels est verrouillé par la Constitution en son article 73, Albert Fabrice Puela a soutenu que cette élection est celle  qui devrait garantir la paix au pays. D’où, pour éviter le fameux glissement et ne pas exposer le pays et les institutions à de lourdes conséquences, il a insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les délais constitutionnels et la volonté du peuple d’accéder au changement de gouvernance au sommet de l’Etat.

Revenant sur le renouvellement du fichier électoral, il a expliqué que selon les experts avisés, si cette opération démarrait au mois de septembre ou octobre, elle serait bouclée d’ici mai 2016. Ce qui pourrait permettre d’organiser les législatives provinciales en juillet 2016 et les élections présidentielle et législatives nationales en novembre 2016.

Parlant du rejet par le Sénat du projet de loi sur la répartition des sièges, Fabrice Puela a indiqué que son parti n’a nullement l’intention de jeter de l’anathème sur cette institution mais qu’il est tout simplement question de bon sens et de texte. Cet événement, a-t-il indiqué, donne raison à tous ceux qui pensent que l’Assemblée nationale n’a que très rarement joué son rôle, étant réduite à un simple organe de ratification de la volonté de la Majorité.

Il sied de noter que pour renforcer sa position, le parti pour la Renaissance du Congo s’associe à la campagne de sensibilisation de la population congolaise lancée par les Forces Acquises au Changement (FAC) sur l’importance de l’enrôlement de tous les électeurs, afin de constituer un fichier électoral crédible avant toute élection.

Myriam Iragi