Processus électoral : la VSV fustige la politique de répression pour museler l’opposition

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vsvDeux récentes dates, à savoir les 11 et 12 janvier 2015, ont mis la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (V.S.V.) en alerte à cause de la répression policière et sanglante contre l’opposition politique au niveau de la Ville-Province de Kinshasa.

Pourtant, ce groupement politique voulait manifester pacifiquement contre le Projet de loi électoral déposé au Parlement par le Gouvernement. Pour cette organisation, les autorités congolaises cherchent à semer la terreur au sein de la population mais également et surtout à museler l’opposition politique pour fragiliser davantage la démocratie dans notre pays. Cette position a été exprimée lors d’un point de presse organisé hier dimanche 18 janvier 2015, au siège de cette organisation par Peter Ntumba et Rostin Manketa, respectivement coordonnateur et directeur exécutif adjoint de la VSV.

En effet, de prime abord, Peter Ntumba a lu la position de la VSV contenue dans un document intitulé : « La démocratie en danger en Rdcongo avec des répressions violentes et sanglantes des manifestations pacifiques ». Le document fait remarquer que depuis le 11 janvier 2015, dans la matinée, un important dispositif policier a été déployé autour du Palais du Peuple et dans le périmètre environnant où se trouvent implantés plusieurs sièges des partis politiques de l’opposition. Le meeting prévu le même dimanche sur le terrain situé le long du Boulevard Triomphal, en face du Stade des Martyrs, a été brutalement réprimé par la PNC et les agents de service de sécurité. Plusieurs victimes ont été enregistrées, parmi lesquelles figurent des blessées par balles réelles. Le député Martin Fayulu, président du parti politique « ECIDE » s’est vu asperger du gaz lacrymogène aux yeux par des policiers.

 

Balles réelles et poignards contre des manifestants pacifiques

 

Le même scénario a été réitéré le lendemain, 12 janvier 2015. Le document signale qu’une réunion de plusieurs leaders de l’opposition politique a eu lieu au siège Interfédéral de l’UNC en vue d’arrêter une stratégie commune des manifestations pacifiques en rapport avec la plénière prévue le même jour à l’Assemblée nationale pour l’examen du projet de loi portant modification de la loi électorale. Pendant ce temps, des militants attendaient leurs leaders devant les différents sièges de ces partis politiques.  Au sortir de cette rencontre, des députés nationaux dont José Makila et Delly Sessanga ont été accueillis par des jets des gaz lacrymogènes lancés contre eux par des policiers placés à proximité des sièges de certains partis politiques de l’opposition se trouvant sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu. Le bilan de cette répression violente et sanglante, a noté la VSV, fait état de plusieurs blessés graves parmi lesquels figurent un cameraman et plusieurs membres de partis politiques de l’opposition, blessés par balles réelles, coups de poignards ou encore par des éclats des grenades à gaz lacrymogène. La VSV a ainsi donné les noms d’une dizaine de victimes et a insisté sur l’impérieuse nécessité pour la RDC, qui se veut un Etat de droit, de respecter des libertés publiques.

Elles informe aussi l’opinion publique que toutes les violations des droits humains, y compris celles liées au processus électoral seront suivies de près et documentées pour toutes fins utiles et invite la population à porter à la connaissance des ong nationales et internationales des droits humains des violations dont elle est victime. Par ailleurs, elle a exigé que les autorités de notre pays mettent un terme aux pratiques répressives des manifestations pacifiques et garantissent l’encadrement efficient de toutes les manifestations pacifiques en lieu et place de leur obstruction et répression. Elle demande aussi aux autorités politiques la prise en charge des personnes blessées par la police et leur indemnisation pour les préjudices subis et l’interpellation et la mise devant la justice des auteurs, commanditaires et exécutants des répressions violentes et sanglantes des manifestations pacifiques en RDC. Répondant à une question, Rostin Manketa a condamné également la répression qui règne actuellement au sein de la Majorité présidentielle ( M.P.), tant à Lubumbashi qu’ici dans la capitale ou dans d’autres provinces, contre ceux qui sont contre la modification de la Constitution.

SAKAZ