Processus électoral : Kengo dit non à deux calendriers

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kengoVingt quatre heures après les membres de la chambre basse, Joseph Kabila s’est entretenu hier avec ceux de la chambre haute du Parlement. Cadre : Cité de l’Union Africaine située, au Mont Ngaliema.

Comme c’était le cas pour les députés nationaux, les sénateurs étaient conduits auprès du chef de l’Etat par leur président, Léon Kengo wa Dondo.

A l’issue de la rencontre qui a duré environ deux heures, le président du Sénat a rapporté aux journalistes que le Chef de l’Etat a commencé par faire le résumé des consultations qu’il a débutées voilà plus de deux semaines.

Puis, il a fait le point d’un certain nombre de problèmes qui nécessitent d’être résolus. Il s’agit notamment des élections, leur sécurisation et leur financement, la question de la participation de nouveaux majeurs aux scrutins à venir.

Il a été aussi évoqué au cours de ce face-à-face Kabila – Sénateurs, la question de participation de la communauté internationale au financement des élections.

En réaction à l’exposé du Chef de l’Etat, le président du Sénat a dit avoir exprimé à son interlocuteur son vœu d’aller aux élections sans envisager deux types de calendriers.

On a compris que Léon Kengo voulait parler de deux tendances qui s’affrontent à propos des élections.

La première soutenue par les membres de la majorité présidentielle, s’en tient au respect strict du calendrier de la Ceni (Commission Electorale Nationale Indépendante). Pour cette dernière, il faut commencer par les élections primaires pour clôturer par la présidentielle et les législatives nationales. Cette tendance tient, par ailleurs, à vider d’abord les arriérés électoraux de 2006 et 2011.

La deuxième, soutenue par l’opposition et la communauté internationale, veut qu’on privilégie la tenue de la présidentielle et des législatives nationales vu le temps qui reste pour atteindre 2016. Cette tendance milite pour le report de tous les autres scrutins à plus tard.

En clair, en s’opposant à deux calendriers électoraux, Léon Kengo soutiendrait le calendrier global de la Ceni.

Concernant les nouveaux majeurs, il souhaite les voir participer à tous les scrutins, contrairement à ceux qui pensent qu’ils ne sont pas concernés par les provinciales et les locales au motif qu’il s’agit d’arriérés électoraux remontant à une période où ils n’avaient pas droit au vote.

Quant au financement, il a laissé entendre que le budget initial des élections s’élevait à 1 milliard 200 millions de dollars américains. Après rabattement, il a été arrêté à 900 millions de dollars. « C’est toujours trop », s’est-il exclamé, avant de lâcher qu’on verra avec la communauté internationale ce qu’on pourra faire.

Enfin, le président au Sénat a aussi affirmé qu’une session extraordinaire du parlement sera convoquée pour notamment voter la loi portant répartition des sièges électoraux.

Dom