Processus électoral : les femmes présentent leurs amendements à la loi électorale

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Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Début de vote le 28/11/2011 à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Après l’atelier sur l’actualisation du plan stratégique de la mise en œuvre Genre et Elections de la CENI 2015-2020 en rapport avec le calendrier  électoral, organisé la semaine dernière par la CENI et Onu Femme, le Consortium des Femmes, réunissant les femmes politique et de la société civile, conduit par Adine Omokoko, secrétaire exécutif du Cadre Permanent de Concertation de la Femme Congolaise (CAFCO), a
déposé le rapport  desdits travaux au président  de la Commission Électorale Nationale Indépendante, hier mardi 28 novembre 2017, au siège de la Centrale Electorale.

C’était à l’issue d’une réunion à huis clos. Peu après, Me Adine Ondekoko a fait le compte rendu de la rencontre à la presse. Elle a souligné que les femmes ont transmis au numéro un de la CENI leur paquet d’ observations sur la loi électorale présentement en examen à l’Assemblée nationale.
Elle a indiqué que leurs observations se fondent sur sept points,

entre autres la prise en compte des listes paritaires et des personnes
vivant avec handicap, l’inscription des femmes sur les listes
électorales, les taux de cautionnement, le regroupement des
indépendantes, la mobilisation des femmes pour les élections, etc.
Pour atteindre leurs objectifs, les femmes  envisagent de mener
des plaidoyers auprès des présidents des commissions au niveau de
l’Assemblée nationale, pour faire passer leurs amendements et enrichir
la nouvelle loi électorale.
Elles promettent de sensibiliser aussi des partenaires extérieurs
afin de les convaincre d’apporter des appuis financiers aux femmes
candidates.
Présent à cette rencontre, Me Sylvain Lumu, directeur de l’Institut
Alternatives et Initiatives Citoyennes pour la Gouvernance
Démocratique, estime que dans la révision de la loi électorale,
l’intégration des spécificités féminines est capitale.
Selon lui, les amendements proposés tirent leur substance
essentiellement de l’article 14 de la Constitution et de l’article 13
du projet de loi électorale.  C’est pourquoi,  le Consortium ainsi que
la société civile ont inséré à l’article 22 les conditions de
recevabilité de listes paritaires, suggérant au passage un quota
spécifique réservé uniquement aux femmes.
Selon Me Lumu, il est tout à fait possible de réserver un quota de 27
sièges aux femmes pour la députation nationale et 47 sièges pour les
élections provinciales.
De son coté, Elodie Ntamwizinda, membre de la plénière de la CENI, a
exhorté les femmes à travailler d’arrache-pied pour l’aboutissement de
leur plaidoyer et la participation massive des femmes, en tant que
candidates, aux élections.

Dorcas NSOMUE