Processus électoral 2010-2013 : le Rodhecic pose des questions de fond

0
33

En attendant la publication provisoire des résultats des législatives de 2011, le Réseau d’Organisation des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne « Rodhecic » est revenu sur les faits saillants de la première phase du processus électoral 2010 2013. Les acteurs sociaux regroupés au sein du Rodhecic formulent aussi des recommandations à la CENI, aux opérateurs politiques, à la Monusco….. Tout en faisant cette rétrospective, ils posent des questions de fond . Cela s’est passé au Cepas à Gombe.. Jean- Baptiste Ndundu, permanent du réseau pré cité et orateur principal du jour avait hier mercredi 25 janvier 2012 à ses côtés Marcelline Kisita, chargée de la section féminine au Rodhecic.

Ils ont échangé autour du report des élections locales, l’adoption des lois modifiant le cadre électoral, le vote à un seul tour du de l’élection du Chef de l’Etat , la loi relative à l’organisation des élections présidentielles, législatives…. et qui ne permet pas aux électeurs de contester les résultats auprès des juridictions compétentes….), la loi sur la CENI qui consacre la politisation de cette institution citoyenne et l’exclusion de la société civile.

Ils ont évoqué aussi le dépôt du mémo de l’UDPS adressé à la CENI et relatif à l’enrôlement des mineurs , la tenue d’une pré campagne et d’une campagne fortement agitée, les problèmes de logistique et de sécurité relevés dans les bureaux de vote, la mobilité réduite des acteurs politiques pendant la campagne électorale suite au retrait de la licence d’Hewa Bora après le crash de Kisangani…..

Questions de fond
Tout en revenant sur les faits cités ci-haut, Ndundu a posé une série des questions se rapportant au processus électoral en cours.
Le report des élections locales ne constitue -t-il pas un frein à la décentralisation ? Pourquoi avoir évacué en un laps de temps le problème des mineurs soulevé par l’UDPS ?
On s’acharne surtout sur la CENI. La Monusco n’est-elle pas un des acteurs du processus en cours ?
Ne serait-il pas souhaitable d’évaluer le travail réalisé par l’institution onusienne en RDC ?
La réussite du processus électoral ne dépend-elle pas de la combinaison de plusieurs paramètres ?
Ne doit-on pas être surpris de voir que la totalité des agents électoraux étaient des enseignants ?
Pour le permanent du Rodhecic, ces questions doivent nous interpeller.

Correctifs
Comme recommandations, les acteurs sociaux demandent à la CENI d’évaluer sans tarder sa capacité à remplir ses obligations constitutionnelles et d’en dégager les résolutions censées lui permettre de mieux faire à l’avenir de respecter les procédures de recrutement et de résiliation des contrats du personnel.
Elle devrait mettre sur pied des mesures d’application de la loi électorale qui offrent la possibilité aux électeurs de contester les résultats avant pendant et après la proclamation.

Aux partis politiques, il est recommandé de collecter les preuves d’irrégularité et de fraude durant le processus électoral. De faire preuve de tolérance face aux adversaires politiques.
Le Président de la République, le Parlement et l’exécutif sont invités à’accomplir leurs tâches constitutionnelles avec responsabilité. La Cour Suprême de Justice est appelée à jouer son rôle d’arbitre impartial.

Le Rodhecic s’engage à poursuivre la surveillance électorale, a précisé Ndundu. Le conférencier a apporté ensuite un éclairage aux questions posées par quelques journalistes. Peu avant le début de la conférence de presse, l’assistance a gardé une minute de silence en mémoire du prof Flory Kayembe du groupe Amos décédé le week-end passé. L’illustre disparu, membre d’une structure gouvernementale en matière de contrôle d’armes légères, a contribué à sa manière à l’éclosion du Rodhecic.

Jean- Pierre Nkutu

LEAVE A REPLY

*